Explorations Radiologiques en Odontologie Pédiatrique : Guide Complet pour un Diagnostic Précis
L’imagerie dentaire chez l’enfant est bien plus qu’une simple photographie des dents. C’est une fenêtre sur le développement maxillo-facial en cours, une boussole pour le praticien, et un filet de sécurité pour chaque décision thérapeutique.
Dans cet article, nous explorons toutes les techniques radiologiques disponibles en odontologie pédiatrique : leurs indications, leurs limites, et les bonnes pratiques pour les utiliser de manière efficace et sécurisée.

ResiDentaire™ | Plateforme de QCM Médecine Dentaire ResiDentaire
Pourquoi l’Imagerie Radiologique est Indispensable en Pédodontie
Un bon traitement commence toujours par un bon diagnostic. Et un bon diagnostic ne peut se passer, aujourd’hui, d’une imagerie adaptée.
En odontologie pédiatrique, la radiologie remplit plusieurs fonctions essentielles.
Elle permet d’abord de détecter les pathologies invisibles à l’œil nu : caries proximales, lésions péri-apicales, résorptions radiculaires, fractures radiculaires suite à un traumatisme.
Elle joue aussi un rôle central dans le contrôle du développement dentaire : présence et position des germes, chronologie d’éruption, anomalies de nombre ou de forme.
Enfin, elle guide le plan de traitement et permet un suivi précis des thérapeutiques mises en œuvre, que ce soit en odontologie conservatrice, en traumatologie ou en orthodontie.

La Chaîne Radiologique : Comment se Forme l’Image
Toute image radiographique résulte de quatre étapes successives.
- Production des rayons X par le générateur
- Formation de l’image radiante : le faisceau est modulé en traversant les structures dentaires et osseuses
- Détection sur un capteur analogique (film argentique) ou numérique (capteur CCD, plaque photostimulable)
- Présentation de l’image définitive, exploitable par le praticien
Le passage au numérique a constitué une avancée majeure : il réduit la dose d’irradiation de 50 à 80 % par rapport aux films argentiques classiques, tout en améliorant la qualité d’image et la rapidité d’obtention du cliché.
Les Radiographies Bidimensionnelles (2D)
La Radiographie Panoramique (Orthopantomogramme)
La radiographie panoramique reste l’examen de première intention dans la majorité des situations cliniques pédiatriques. Elle offre une vue globale de l’ensemble des arcades dentaires, des structures osseuses maxillaires et mandibulaires, ainsi que des sinus maxillaires et de l’articulation temporo-mandibulaire — le tout avec une exposition radiologique très faible (environ 0,006 mSv).
Indications principales chez l’enfant :
- Analyse orthodontique en denture mixte pour vérifier la présence de tous les germes et anticiper d’éventuels problèmes d’éruption
- Suspicion de canines maxillaires incluses (à partir de 11 ans si la palpation vestibulaire est négative)
- Contexte poly-carieux pour évaluer l’état général des arcades
- Traumatisme dentaire ou facial avec suspicion de lésion osseuse associée
- Délabrement sévère des premières molaires permanentes, pour évaluer la présence des germes des troisièmes molaires
Avantages :
- Vue d’ensemble de toute la cavité buccale
- Comparaison bilatérale facilitée
- Examen rapide et bien toléré par l’enfant
- Coût accessible
Limites à connaître :
- Image en 2D uniquement, sans informations volumétriques
- Superpositions coronaires pouvant masquer certaines caries
- Déformations dimensionnelles inhérentes à la technique panoramique
- Informations insuffisantes sur les dents ectopiques ou incluses complexes
Pour approfondir la lecture radiographique orthodontique et les principes d’imagerie en denture mixte, le Guide d’odontologie pédiatrique, 3e édition reste une référence incontournable.
La Téléradiographie du Crâne
La téléradiographie de profil (et parfois de face) est un examen systématique dans le cadre d’un bilan orthodontique. Elle est indispensable à l’analyse céphalométrique, qui permet de comprendre les relations entre les bases osseuses, les axes dentaires et le profil du patient.
Elle renseigne le praticien sur :
- L’architecture crânio-faciale et les rapports intermaxillaires
- L’influence prévisible de la croissance sur l’évolution du cas
- Les résultats du traitement orthodontique en fin de contention
- La détection de malformations crâniennes ou de séquelles traumatiques
Cet examen est généralement prescrit en fin de denture mixte ou en denture adulte jeune, en complément de la radiographie panoramique, avant le début du traitement orthodontique actif.

La Radiographie Rétro-Alvéolaire
La radiographie rétro-alvéolaire est la technique de référence pour l’exploration détaillée d’une dent et de son environnement immédiat : anatomie radiculaire et canalaire, os alvéolaire, lamina dura, espace desmodontal.

Indications en pédodontie :
- Évaluation de l’implication pulpaire et des complications pulpo-parodontales en odontologie conservatrice
- Bilan des traumatismes dentaires (recherche de fractures radiculaires, atteinte parodontale)
- Contrôle du stade physiologique d’une dent temporaire et de son rapport avec le germe sous-jacent
- Suivi des traitements pulpaires (coiffage, pulpotomie, pulpectomie)
- Surveillance des résorptions radiculaires pathologiques
Deux techniques de réalisation existent :
- La technique du parallélisme : le capteur est parallèle à l’axe de la dent, le faisceau perpendiculaire aux deux. C’est la méthode la plus précise, donnant des images sans déformation.
- La technique de la bissectrice (méthode de Dieck) : le faisceau est dirigé perpendiculairement au plan bissecteur de l’angle formé par l’axe dentaire et l’axe du capteur. Utile quand la technique du parallélisme est impossible.
Limites chez l’enfant : champ d’exploration restreint, placement du film difficile en cas de faible ouverture buccale ou de plancher buccal peu profond, et risque de réflexe nauséeux.
Le Cliché Rétro-Coronaire (Bite-Wing)
Le cliché rétro-coronaire ou bite-wing est l’examen de choix pour la détection précoce des caries proximales et occlusales cachées. Le film ou capteur est maintenu entre les arcades par une languette mordable, et le faisceau est orienté perpendiculairement au plan du capteur.

Chez l’enfant, cet examen est recommandé :
- En denture temporaire et mixte pour le contrôle des caries inter-proximales
- Annuellement ou tous les deux ans chez les enfants à risque carieux élevé
- En complément de l’examen visuel et tactile, notamment dans les zones postérieures

ResiDentaire™ | Plateforme de QCM Médecine Dentaire ResiDentaire
Le Mordu Occlusal
Le mordu occlusal est un cliché de seconde intention qui offre une vue dans le plan horizontal (transversal et antéro-postérieur).
Il est indiqué notamment :
- Entre 8 et 10 ans pour évaluer la maturation radiculaire et contrôler l’éruption des dents permanentes
- En cas de suspicion de dents surnuméraires ou de dents incluses
- En traumatologie pour rechercher des fractures de la mandibule ou des condyles
Radiographies Tridimensionnelles (3D) : CBCT et Scanner
Le Cone-Beam CT (CBCT)
La tomographie volumétrique à faisceau conique (CBCT) représente la grande avancée de la radiologie dentaire des deux dernières décennies. Elle reconstruit un volume 3D de la région maxillo-faciale à partir de multiples acquisitions rotationnelles, avec une irradiation bien moindre qu’un scanner médical classique.
Le CBCT est considéré comme un examen de seconde intention, prescrit uniquement lorsque la radiologie 2D ne suffit pas. Ses indications en pédodontie incluent :
- Traumatismes complexes avec suspicion de fractures radiculaires difficiles à visualiser en 2D
- Bilan préopératoire d’une dent incluse ou d’un germe surnuméraire
- Étude topographique précise d’une anomalie d’éruption
- Évaluation des lésions kystiques ou tumorales d’extension incertaine
- Analyse céphalométrique 3D dans les cas orthodontiques complexes
La Tomodensitométrie (Scanner Dentaire)
Le scanner (dentascanner) est réservé aux situations cliniques lourdes : polytraumatisés, patients avec handicap moteur ou cognitif rendant la radiologie conventionnelle impossible, et exploration des tumeurs malignes maxillo-faciales. Son utilisation chez l’enfant en routine est à éviter en raison d’une irradiation sensiblement plus élevée.

Quelle Technique Choisir ? Tableau Comparatif
Voici un récapitulatif synthétique pour guider le choix de l’examen en fonction de la situation clinique.
| Critère | Panoramique | Rétro-alvéolaire | Bite-wing | Mordu occlusal | CBCT |
|---|---|---|---|---|---|
| Champ d’exploration | Total | Unitaire | Postérieur | Antérieur/occlusal | Volumétrique 3D |
| Détection de caries | Faible | Bonne | Excellente | Partielle | Non indiqué |
| Analyse orthodontique | Excellente | Non | Non | Partielle | Avancée (3D) |
| Traumatologie | Bonne | Bonne | Limitée | Mandibule | Excellente |
| Dents incluses | Orientation | Partielle | Non | Partielle | Excellente |
| Irradiation (approximative) | 0,006 mSv | 0,001-0,005 mSv | 0,001 mSv | 0,002 mSv | 0,01–0,5 mSv |
| Tolérance enfant | Bonne | Moyenne | Bonne | Bonne | Bonne |
| Coût relatif | Faible | Faible | Faible | Faible | Élevé |
Radioprotection : Protéger les Enfants en Priorité
Les enfants sont biologiquement plus radiosensibles que les adultes, car leurs tissus sont en pleine croissance et leur espérance de vie est longue, ce qui augmente le risque cumulatif d’exposition.
Les règles fondamentales de radioprotection en pédodontie sont :
- Tablier de plomb systématique pour chaque cliché
- Collier thyroïdien obligatoire pour toute technique exposant la glande thyroïde (rétro-alvéolaires maxillaires, panoramique)
- Réduction de la dose de 50 % chez les enfants de 0 à 3 ans, et de 25 % chez les 3-15 ans
- Principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable) : ne prescrire que les radiographies strictement nécessaires, avec la technique la moins irradiante possible
- Préférence aux capteurs numériques sur les films argentiques
La prescription radiologique doit toujours être guidée par une indication clinique précise, et non par une habitude ou une routine systématique.
Erreurs Fréquentes à Éviter en Radiologie Pédiatrique
1. Prescrire une radiographie sans indication clinique claire
Certains praticiens réalisent un cliché panoramique systématique à chaque nouvelle consultation ou à chaque visite annuelle. C’est une erreur. Une radiographie doit répondre à une question clinique précise.
Bonne pratique : se fonder sur les signes d’appel cliniques (douleur, mobilité anormale, retard d’éruption, traumatisme) pour orienter le choix et la fréquence des examens.
2. Utiliser le CBCT en première intention
Le cone-beam est parfois prescrit directement sans bilan 2D préalable, par facilité ou parce qu’il est disponible au cabinet. C’est contraire aux recommandations actuelles et expose l’enfant à une irradiation injustifiée.
Bonne pratique : le CBCT est un examen de seconde intention. Il ne se justifie que lorsque les radiographies 2D sont insuffisantes pour répondre à la question clinique.
3. Omettre le tablier de plomb ou le collier thyroïdien
La radioprotection n’est pas une option. Omettre ces protections — même ponctuellement — expose l’enfant à un risque injustifié, notamment pour la thyroïde, très radiosensible chez les jeunes patients.
Bonne pratique : intégrer ces accessoires dans le protocole systématique de chaque cliché pédiatrique, sans exception.
4. Interpréter une panoramique seule pour le diagnostic de caries
La radiographie panoramique présente des superpositions coronaires qui masquent fréquemment les caries proximales postérieures. L’utiliser comme unique outil de dépistage carieux est insuffisant.
Bonne pratique : compléter avec des clichés rétro-coronaires (bite-wing) pour la détection des caries inter-proximales et occlusales cachées.
5. Négliger le rapport dent temporaire / germe sous-jacent
En odontologie pédiatrique, une carie profonde sur une molaire temporaire peut compromettre le germe de la dent permanente sous-jacente. Négliger l’évaluation de ce rapport est une erreur aux conséquences durables.
Bonne pratique : réaliser systématiquement une rétro-alvéolaire en cas d’atteinte carieuse sévère d’une dent temporaire, afin d’évaluer l’éventuelle implication du germe.
6. Mal positionner le capteur chez l’enfant sans adaptation
Les capteurs adultes sont trop grands pour les petites bouches. Forcer leur placement provoque une angulation incorrecte, des images déformées, et un inconfort qui nuit à la coopération de l’enfant.
Bonne pratique : utiliser des capteurs et des porte-films de taille pédiatrique, et adapter la technique (bissectrice plutôt que parallélisme si nécessaire) selon la morphologie de l’enfant.
Cas Cliniques Commentés
Cas 1 — Retard d’éruption de la canine maxillaire chez une fille de 12 ans
Présentation : Maya, 12 ans, consulte pour une bosse indolore sur la gencive du palais, côté gauche. La canine maxillaire gauche n’est pas sortie en bouche alors que la canine droite est présente depuis 6 mois.

Problématique : Suspicion de canine incluse en position palatine. La palpation vestibulaire est négative.
Prise en charge : Une radiographie panoramique est réalisée en première intention, révélant une canine gauche en position mésio-angulée haute. Un CBCT est prescrit en complément pour préciser les rapports de la canine avec les racines de l’incisive latérale et de la première prémolaire.
Résultat attendu : Le CBCT confirme une canine palatine sans résorption radiculaire des dents adjacentes. Un traitement orthodontico-chirurgical est planifié : dégagement chirurgical, pose d’un ancrage, et traction orthodontique progressive. La prise en charge précoce évite des complications parodontales et prothétiques futures.
Point clé de l’article : Le CBCT, examen de seconde intention par excellence, est ici parfaitement justifié car la panoramique seule ne permettait pas d’évaluer les rapports tridimensionnels de la dent incluse.

Cas 2 — Traumatisme incisif chez un garçon de 8 ans
Présentation : Yacine, 8 ans, se présente aux urgences dentaires après une chute dans la cour de récréation. L’incisive centrale maxillaire gauche est mobile de grade 2, légèrement extrudée, sans hémorragie gingivale abondante.
Problématique : Suspicion de luxation extrusive avec possible fracture radiculaire partielle ou atteinte parodontale.
Prise en charge : Deux clichés rétro-alvéolaires périapicaux sont réalisés en incidence droite et légèrement décentrée pour rechercher une fracture radiculaire. Aucune fracture visible. La vitalité pulpaire est testée (réponse positive mais atténuée). Une contention souple est posée, et un suivi à 1 semaine, 1 mois, 3 mois et 6 mois est planifié avec clichés de contrôle.
Résultat attendu : Guérison parodontale satisfaisante. La vitalité pulpaire est surveillée pour détecter une éventuelle nécrose post-traumatique, complication fréquente à ce stade de développement radiculaire.
Point clé : En traumatologie pédiatrique, les rétro-alvéolaires multiples sous plusieurs angulations restent l’outil de première ligne. Le CBCT n’est indiqué qu’en cas de forte suspicion de fracture non visualisée en 2D.
Cas 3 — Bilan orthodontique en denture mixte chez une fille de 10 ans
Présentation : Sara, 10 ans, est adressée pour consultation orthodontique. Ses parents signalent un encombrement dentaire et une légère protrusion des incisives supérieures.
Problématique : Évaluation orthodontique globale en denture mixte : présence et position de tous les germes, stade de développement radiculaire, analyse des rapports dento-squelettiques.
Prise en charge : Bilan radiographique complet comprenant une radiographie panoramique (contrôle des germes, présence des 28 dents, asymétries éventuelles) et une téléradiographie de profil (analyse céphalométrique de classe squelettique, évaluation du sens vertical et transversal).
Résultat attendu : La panoramique révèle l’absence d’agénésie mais une canine supérieure droite avec trajectoire d’éruption à surveiller. La céphalométrie objective une légère classe II squelettique avec normo-divergence. Un traitement orthodontique interceptif est initié pour corriger la relation intermaxillaire avant la fin de croissance.
Point clé : La combinaison panoramique + téléradiographie est le bilan de référence pour tout début de traitement orthodontique. Elle permet une prise de décision thérapeutique éclairée et une planification personnalisée. Pour les bases théoriques de ce type d’analyse, l’ouvrage Orthodontie de l’enfant et du jeune adulte offre une approche rigoureuse et illustrée.
Foire Aux Questions (FAQ)
À quel âge peut-on réaliser une première radiographie panoramique chez un enfant ?
En général, la première panoramique peut être envisagée à partir de 3 ans, si une indication clinique le justifie (anomalie d’éruption, traumatisme, suspicion de dent surnuméraire). En orthodontie, elle est réalisée systématiquement en denture mixte, vers 7-9 ans, pour vérifier la présence de tous les germes et orienter le plan de traitement.
Quelle est la différence entre une radiographie rétro-alvéolaire et un cliché rétro-coronaire (bite-wing) ?
La rétro-alvéolaire montre l’ensemble de la dent (couronne + racine + apex + os péri-apical) et sert surtout au diagnostic pulpaire, parodontal et traumatologique. Le bite-wing ne montre que les couronnes des dents des deux arcades et est optimisé pour la détection des caries proximales et occlusales cachées. Les deux sont complémentaires.
Le CBCT est-il dangereux pour un enfant ? Quand est-il vraiment indiqué ?
Le CBCT délivre une irradiation supérieure aux techniques 2D classiques, mais reste très inférieure à un scanner médical. Il est indiqué uniquement en seconde intention, lorsque la 2D est insuffisante : canine incluse avec rapport ambigu, fracture radiculaire non visible, lésion kystique d’extension incertaine, chirurgie complexe. Il ne doit jamais être prescrit en routine ou en première intention chez l’enfant.
Comment savoir si une dent temporaire doit être conservée ou extraite grâce à la radiographie ?
La rétro-alvéolaire permet d’évaluer le degré de résorption radiculaire de la dent temporaire, la proximité de la carie avec le plancher pulpaire, et surtout le stade de développement du germe de la dent permanente sous-jacente. Si la dent temporaire est condamnée et que le germe est suffisamment formé, l’extraction peut être indiquée, éventuellement avec pose d’un mainteneur d’espace.
Pourquoi la thyroïde est-elle particulièrement à risque lors des radiographies dentaires chez l’enfant ?
La thyroïde est une glande radiosensible, surtout chez les enfants dont les cellules sont en division active. Elle est située dans la région cervicale, à proximité du champ de rayonnement lors des rétro-alvéolaires maxillaires et des panoramiques. Le port d’un collier thyroïdien plombé est donc obligatoire lors de tout cliché exposant cette zone.
Peut-on remplacer les bite-wings par la radiographie panoramique pour le dépistage des caries ?
Non. La panoramique présente des superpositions coronaires qui masquent fréquemment les caries inter-proximales postérieures. Les clichés bite-wing restent la technique de référence pour la détection des caries proximales et occlusales cachées. La panoramique peut exceptionnellement les remplacer dans un contexte poly-carieux sévère avec des atteintes dans plusieurs cadrans, mais ce n’est pas la norme.
Quelle fréquence de radiographies est recommandée chez un enfant sans pathologie particulière ?
En l’absence de signe d’appel, les recommandations actuelles préconisent des clichés bite-wings tous les 12 à 24 mois chez les enfants à risque carieux moyen, et tous les 6 à 12 mois en cas de risque élevé. Une panoramique n’est pas systématique et doit répondre à une indication clinique ou orthodontique précise.

ResiDentaire™ | Plateforme de QCM Médecine Dentaire ResiDentaire
Conclusion : L’Imagerie au Service de Chaque Enfant
L’exploration radiologique en odontologie pédiatrique est un exercice d’équilibre : obtenir le maximum d’informations diagnostiques avec le minimum d’irradiation, tout en respectant la coopération et la sensibilité d’un jeune patient.
La maîtrise des indications, des techniques et des limites de chaque examen est une compétence fondamentale que tout praticien en pédodontie doit cultiver tout au long de sa carrière.
Le monde évolue, les techniques d’imagerie évoluent, les recommandations évoluent. L’immobilisme est le seul vrai risque. Comme l’exprimait Julien Philippe : “Le monde évolue, les arcades dentaires évoluent, l’orthodontie évolue. Ne restez pas fixés et trouvez votre bonheur dans le changement.”
Pour aller plus loin dans la formation théorique et clinique, les Annales corrigées de l’internat en odontologie 2022-2024 constituent une excellente ressource pour les étudiants et les praticiens en révision, avec des cas cliniques commentés couvrant notamment les explorations radiologiques.
Vous souhaitez vous entraîner sur des QCM de médecine dentaire, y compris en radiologie pédiatrique ? La plateforme ResiDentaire™ propose des exercices ciblés et progressifs : residentaire.com
Leave a Reply