Scanner Dentaire, Radiologique Dentaire

Scanner Dentaire, Radiologique Dentaire

Scanner Dentaire, Radiologique Dentaire

Introduction

Le scanner dentaire est une exploration des dents et des arcades dentaires réalisée à l’aide d’un appareil de tomodensitométrie. Cet appareil effectue une imagerie en coupes (imagerie sectionnelle) par la rotation d’un tube à rayons X autour du patient, qui est placé sur un lit mobile. Chaque image scanner est la traduction visuelle du codage informatique des densités des diverses structures composant la région examinée.

Des reconstructions informatiques permettent d’élaborer des images dans plusieurs dimensions de l’espace, notamment des images bidimensionnelles (2D) et tridimensionnelles (3D). Dans le domaine dentaire, le scanner est utilisé pour :

  • Explorer les anomalies de développement des dents, telles que les dents incluses ou enclavées, en particulier le mauvais positionnement des dents de sagesse.
  • Visualiser les foyers d’infection ou les kystes autour des racines dentaires.
  • Mesurer le volume d’os disponible pour la pose chirurgicale d’un implant métallique destiné à remplacer une dent manquante.

Principe du Scanner : La Chaîne

Tomodensitométrique

La scanographie à rayons X est une méthode de mesure de la densité radiologique des volumes élémentaires d’une coupe. Elle étudie l’atténuation d’un faisceau de rayons X au cours de la traversée d’un segment du corps. Le principe repose sur les éléments suivants :

  • Faisceau de rayons X collimaté : Le faisceau est étroitement collimaté, réalisant des coupes d’une épaisseur de 1 à 10 mm.
  • Détecteurs électroniques : Ces détecteurs numérisent l’absorption des rayons X en chaque point du corps, dans une direction donnée. La rotation du couple “tube-détecteur” autour du patient permet de réaliser une série de mesures dans toutes les directions d’un même plan.
  • Reconstruction informatique : Un ordinateur recueille les données et reconstruit une image sur une matrice bidimensionnelle. Chaque élément de surface, appelé “pixel” (Picture Element), est la projection d’un volume élémentaire analysé, appelé “voxel” (Volume Element).
  • Résolution spatiale : Plus le nombre de pixels d’une matrice est élevé, plus la définition (résolution spatiale) est grande. Les scanners actuels utilisent une matrice de 512 × 512 pixels, soit 262 144 pixels.
  • Unités Hounsfield (UH) : À chaque pixel est attribuée une densité exprimée en Unités Hounsfield.
  • Reproduction de l’image : Une chaîne télévisée reproduit l’image numérique.

Références aux figures :

  • Figure 111 : La chaîne tomodensitométrique.
  • Figure 112 : Principe du scanner.

Technique du Scanner Dentaire

Le scanner dentaire est réalisé selon le mode DentaScan, qui comprend les étapes suivantes :

  • Coupes axiales (occlusales) : Des coupes millimétriques, chevauchées tous les 0,5 mm, sont réalisées sur une hauteur d’environ 40 à 50 mm, englobant l’ensemble du maxillaire ou de la mandibule.
  • Reconstructions coronales et panoramiques :
    • Reconstructions coronales perpendiculaires à la courbure des maxillaires, effectuées tous les 2 mm ou tous les 1 mm.
    • Reconstructions panoramiques parallèles à la courbure des maxillaires.
  • Reconstructions tridimensionnelles : Ces reconstructions, réalisées dans certains cas, peuvent présenter un intérêt réel.

Seules les coupes axiales réalisées directement sur le patient sont irradiantes, les reconstructions étant des calculs informatiques.

Référence à la figure :

  • Figure 113 : Les trois types d’image bidimensionnelle en scanner.

Progrès Technologiques

Les progrès du scanner dentaire l’ont rendu plus précis et plus rapide grâce à :

  • Mode hélicoïdal ou spiralé : Contrairement au mode séquentiel, où les coupes sont réalisées l’une après l’autre, le mode hélicoïdal permet une acquisition continue pendant le déplacement de la table.
  • Scanners multi-barrettes : Le tube à rayons X distribue le faisceau à plusieurs rangées de détecteurs (de 2 à 64 barrettes, voire 256). Cela permet de restituer plusieurs coupes (au moins autant que de barrettes) en une seule rotation du tube.

Ces avancées ont réduit le temps d’acquisition des coupes. Par exemple, l’acquisition d’un scanner maxillaire ou mandibulaire, qui exigeait 10 à 15 minutes d’immobilité en 1988, ne prend plus que 5 à 10 secondes avec les scanners actuels.

Applications dans d’Autres Domaines Dentaires

D’autres domaines de l’art dentaire bénéficient de plus en plus du scanner :

  • Endodontie : Étude tridimensionnelle des racines, des canaux et de leurs rapports.
  • Parodontie et orthodontie : Réalisation de véritables « statuts » tridimensionnels.

Références aux figures :

  • Figure 114 : Scanner mandibulaire pour bilan d’un kyste centré par l’apex de 33 non traitée, avec amincissement des corticales et canal mandibulaire (colorisé en rouge) à proximité.
  • Figure 115 : Dent de sagesse supérieure (28) difficile à voir sur le panoramique car vestibulaire par rapport à 27.

Référence supplémentaire :

  • Figure 116 : Dent de sagesse (48) dont les racines s’enroulent en crochet autour du canal mandibulaire (lingual).

Résolution de Problèmes Complexes

Certains problèmes non résolus par la radiologie standard, comme les panoramiques ou les rétroalvéolaires, peuvent trouver une solution grâce au scanner. Par exemple, une douleur maxillaire inexpliquée peut être élucidée par cet examen.

Indications du Scanner Dentaire

Le scanner dentaire est sollicité dans de nombreux cas, notamment pour les pathologies suivantes :

  • Pathologies infectieuses
  • Pathologies du parodonte
  • Pathologies osseuses
  • Kystes
  • Pathologies des sinus maxillaires
  • Pathologies tumorales
  • Dents incluses
  • Implants dentaires
  • Pathologies de l’articulation temporomandibulaire (ATM)

Le Dentascan

Le Dentascan est un examen scanographique classique permettant l’étude des dents et de leur environnement. Il se déroule comme un scanner général, sans injection de produit de contraste. L’acquisition des images dure quelques minutes.

Les données sont ensuite traitées à l’aide d’un logiciel spécifique, qui restitue les images en taille réelle. Cela permet au chirurgien-dentiste d’étudier directement les dents et l’os sur le film. Cet examen est principalement utilisé pour :

  • Bilan pré-implantaire : Étudier la hauteur osseuse restante dans la zone à implanter.
  • Recherche de causes de douleurs dentaires : Par exemple, infections ou fractures dentaires.

Référence à la figure :

  • Figure 117 : Scanner en implantologie.

Niveau d’Irradiation

L’irradiation d’un Dentascan reste très raisonnable, surtout si les principes d’optimisation des doses et d’évitement des organes radiosensibles (comme la thyroïde et les orbites) sont appliqués. Dans ces conditions, cet examen peut être qualifié de quasi anodin. Son grand intérêt diagnostique et chirurgical, notamment en implantologie et dans la majorité des spécialités de l’odontostomatologie, le rend incontournable.

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