Numerus Clausus en Dentaire : Tout Comprendre sur ce Système de Sélection

Numerus Clausus en Dentaire : Tout Comprendre sur ce Système de Sélection

Chaque année, des milliers d’étudiants passionnés par les métiers de la santé bucco-dentaire se heurtent à une réalité complexe : le numerus clausus. Ce système de sélection, longtemps controversé, a profondément marqué l’accès aux études dentaires en France et continue d’influencer la démographie des chirurgiens-dentistes. Vous êtes lycéen, étudiant en reconversion, ou parent accompagnant un futur professionnel de santé ? Comprendre les mécanismes du numerus clausus et ses alternatives actuelles est essentiel pour bien préparer votre parcours.

Bien que le numerus clausus traditionnel ait été officiellement supprimé en 2020, ses effets se font encore sentir aujourd’hui. Le système actuel, le numerus apertus, maintient des limitations d’accès aux études dentaires, mais avec des modalités différentes. Cette transformation a créé beaucoup de confusion : combien de places sont réellement disponibles ? Comment fonctionne la sélection maintenant ? Quelles sont vos chances de réussir ?

Dans cet article, nous allons démystifier le numerus clausus en dentaire, explorer son histoire, comprendre le système actuel, et surtout vous donner toutes les clés pour maximiser vos chances d’accéder aux études de chirurgie dentaire. Que vous visiez la PASS, la L.AS, ou que vous cherchiez des alternatives, vous trouverez ici des informations fiables et actionnables pour construire votre projet professionnel.

Image d'étudiants en médecine dentaire dans un amphithéâtre moderne

Comprendre le Numerus Clausus : Histoire et Fonctionnement

Qu’est-ce que le numerus clausus exactement ?

Le terme “numerus clausus” vient du latin et signifie littéralement “nombre fermé”. Dans le contexte des études de santé, il désignait un quota strict limitant le nombre d’étudiants autorisés à poursuivre en deuxième année de médecine, pharmacie, odontologie (dentaire) et maïeutique. Pour les études dentaires, ce système a été mis en place en 1971 pour réguler le nombre de praticiens et éviter une “surproduction” de professionnels de santé.

Concrètement, le numerus clausus fonctionnait comme un concours impitoyable : après une première année commune (la PACES), seuls les étudiants classés dans les premiers rangs, jusqu’au numéro correspondant au quota fixé, pouvaient accéder en deuxième année d’odontologie. Si le numerus clausus était fixé à 1200 places pour toute la France, seuls les 1200 premiers étudiants classés pouvaient continuer, quel que soit le niveau des candidats suivants.

Ce système présentait plusieurs caractéristiques :

  • Un quota national réparti entre les différentes facultés
  • Une année extrêmement sélective avec un taux d’échec élevé
  • Impossibilité de redoubler plus d’une fois
  • Classement basé principalement sur des épreuves théoriques

Pourquoi le numerus clausus a-t-il été créé ?

La mise en place du numerus clausus répondait à plusieurs objectifs gouvernementaux dans les années 1970. L’État français souhaitait maîtriser les dépenses de santé en contrôlant le nombre de professionnels de santé, partant du principe qu’un nombre élevé de praticiens entraînerait une augmentation des actes médicaux et donc des coûts pour l’Assurance Maladie.

Au-delà de l’aspect financier, les autorités voulaient également adapter le nombre de diplômés aux besoins réels de la population et aux capacités de formation des universités. Dans les années 1970, on craignait une “pléthore médicale” avec trop de médecins et dentistes pour la population française.

Les raisons principales incluaient :

  • Maîtrise des dépenses de santé publique
  • Adaptation des effectifs aux besoins territoriaux
  • Limitation des capacités d’accueil des facultés
  • Régulation de la démographie professionnelle

Cependant, cette politique a eu des effets pervers majeurs. En dentaire, le numerus clausus est passé d’environ 1500 places dans les années 1970 à moins de 1100 au début des années 2000, créant une véritable pénurie de chirurgiens-dentistes, particulièrement dans les zones rurales et les quartiers défavorisés.

L’évolution du numerus clausus en dentaire

Le parcours du numerus clausus dentaire illustre les tensions entre politique de santé et réalité du terrain. Voici les grandes étapes de son évolution :

1971-1990 : Mise en place et restriction Durant cette période, le quota pour l’odontologie oscillait entre 800 et 1500 places annuelles. L’objectif était de réduire drastiquement le nombre de praticiens formés.

1990-2010 : Le creux de la vague Le numerus clausus atteint son niveau le plus bas en 1993 avec seulement 800 places pour toute la France. Cette période correspond au pic de la politique restrictive.

2010-2020 : Remontée progressive Face aux déserts dentaires et au vieillissement de la profession, les quotas augmentent progressivement : 1000 en 2010, 1200 en 2017, jusqu’à 1363 en 2019.

2020 : Suppression officielle La loi du 24 juillet 2019 (loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé) supprime le numerus clausus et instaure le numerus apertus.

Graphique montrant l'évolution historique des places en dentaire

Le système actuel : le numerus apertus

Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, le “numerus apertus” (nombre ouvert) ne signifie pas une entrée libre dans les études dentaires. Il s’agit plutôt d’un système plus souple qui remplace le quota national unique par des capacités d’accueil fixées localement par chaque université, en concertation avec les Agences Régionales de Santé (ARS).

Les différences fondamentales avec l’ancien système :

  • Les places ne sont plus définies par un concours national mais par capacité d’accueil universitaire
  • Chaque faculté détermine ses effectifs en fonction de ses moyens et des besoins régionaux
  • Le nombre total de places est généralement plus élevé qu’avant
  • La sélection s’effectue sur plusieurs critères, pas uniquement sur un classement théorique

Pour l’année 2025-2026, les capacités d’accueil nationales en odontologie tournent autour de 1450-1500 places, réparties entre les 16 facultés dentaires françaises. Ce chiffre reste néanmoins limité, et la sélection demeure extrêmement compétitive.

Les Voies d’Accès aux Études Dentaires Aujourd’hui

PASS : Le Parcours d’Accès Spécifique Santé

Le PASS remplace l’ancienne PACES et constitue aujourd’hui la voie principale pour accéder aux études dentaires. Il s’agit d’une première année universitaire intensive comprenant une majeure santé (minimum 30 ECTS) et une mineure disciplinaire au choix (droit, sciences, langues, etc.).

Structure du PASS :

  • 60% d’enseignements communs à toutes les filières santé
  • 30% d’enseignements spécifiques à l’odontologie
  • 10% pour la mineure disciplinaire
  • Évaluations continues et examens terminaux
  • Classement final déterminant l’accès en 2ème année

Comment fonctionne la sélection ? La sélection s’effectue en deux temps. D’abord, les étudiants passent des épreuves écrites et orales tout au long de l’année. Les meilleurs classés accèdent directement en deuxième année d’odontologie (environ 50% des places). Les suivants participent à des épreuves orales complémentaires où ils présentent leur projet professionnel et leur motivation. Cette phase orale permet d’évaluer d’autres compétences que les seules capacités académiques.

Avantages du PASS :

  • Voie la plus directe vers les études dentaires
  • Immersion immédiate dans les matières de santé
  • Accompagnement spécifique pour les filières MMOPK
  • Réseau d’étudiants partageant le même objectif

Limites à considérer :

  • Année extrêmement intensive et stressante
  • Une seule tentative possible (pas de redoublement du PASS)
  • Charge de travail très importante (50-60h/semaine)
  • Compétition forte entre étudiants

Si vous échouez au PASS, vous ne pouvez pas redoubler cette année spécifique. Vous pouvez cependant poursuivre en L2 dans la mineure choisie, puis retenter votre chance via la L.AS en deuxième ou troisième année de licence.

Étudiants travaillant ensemble dans une bibliothèque universitaire

L.AS : La Licence Accès Santé

La L.AS offre une alternative intéressante au PASS. Il s’agit d’une licence classique (biologie, chimie, physique, droit, psychologie, STAPS, etc.) dans laquelle vous suivez une option “accès santé” représentant environ 10 ECTS sur l’année.

Fonctionnement de la L.AS :

  • Vous choisissez d’abord une licence qui vous plaît (votre majeure)
  • Vous ajoutez l’option santé (votre mineure)
  • Vous validez votre année de licence normalement
  • En fin d’année, vous candidatez pour l’odontologie

Qui devrait choisir la L.AS ? La L.AS convient particulièrement aux profils suivants :

  • Étudiants qui veulent sécuriser un diplôme alternatif
  • Personnes ayant un projet de reconversion
  • Candidats souhaitant une approche moins stressante
  • Étudiants intéressés par plusieurs domaines

Les deux tentatives possibles : Contrairement au PASS, la L.AS vous permet deux tentatives : une en fin de L1.AS et une autre en fin de L2.AS ou L3.AS. Cette souplesse réduit la pression et permet de mûrir votre projet professionnel tout en acquérant des compétences dans un autre domaine.

Avantages de la L.AS :

  • Deux chances de candidater aux études dentaires
  • Diplôme de licence en parallèle
  • Moins de pression qu’en PASS
  • Diversification du parcours académique
  • Possibilité de poursuivre la licence en cas d’échec

Points d’attention :

  • Charge de travail importante avec la double licence
  • Moins d’enseignements spécifiques santé qu’en PASS
  • Nécessite une excellente organisation
  • Concurrence également présente sur les places

Les passerelles et cas particuliers

Au-delà du PASS et de la L.AS, d’autres voies existent pour accéder aux études dentaires, bien qu’elles soient plus rares et spécifiques.

1. Étudiants paramédicaux Les professionnels paramédicaux diplômés (infirmiers, kinésithérapeutes, etc.) peuvent, sous certaines conditions, accéder aux études dentaires via des passerelles spécifiques. Chaque université définit ses propres critères, mais généralement :

  • Minimum 3 ans d’exercice professionnel
  • Dossier de candidature détaillé
  • Entretien de motivation
  • Très peu de places disponibles (5-10 par faculté maximum)

2. Réorientation après d’autres études supérieures Les étudiants ayant validé une licence scientifique (biologie, chimie, physique-chimie) peuvent candidater en L.AS même après leur diplôme, tant qu’ils n’ont pas déjà épuisé leurs deux tentatives d’accès aux filières santé.

3. Études à l’étranger Certains étudiants choisissent de commencer leurs études dentaires dans des pays européens (Portugal, Espagne, Roumanie, Belgique) où les critères d’admission sont différents. Cette option présente des avantages (pas de numerus apertus) mais aussi des contraintes importantes :

  • Coût très élevé (10 000 à 25 000€ par an)
  • Éloignement familial
  • Barrière de la langue
  • Reconnaissance des diplômes parfois complexe
  • Nécessité de passer l’équivalence française pour exercer en France

4. Admission directe en 2ème année (très rare) Dans des cas exceptionnels, des étudiants ayant un parcours scientifique remarquable (master, doctorat en sciences) peuvent être admis directement en 2ème année d’odontologie après étude de dossier. Ces cas restent extrêmement marginaux.

Vue d'un campus universitaire moderne avec étudiants

Stratégies pour Maximiser vos Chances de Réussite

Préparation dès le lycée : les bases du succès

Votre préparation aux études dentaires commence bien avant la première année universitaire. Un bon élève de terminale qui anticipe son parcours augmente considérablement ses chances de réussite.

Les spécialités recommandées au lycée :

  • Indispensables : Physique-Chimie, Sciences de la Vie et de la Terre (SVT)
  • Très utiles : Mathématiques (complémentaires ou spécialité)
  • Atouts complémentaires : Sciences de l’ingénieur, Numérique et Sciences Informatiques

La combinaison idéale reste Physique-Chimie + SVT + Mathématiques complémentaires minimum. Ces matières vous donneront les bases scientifiques essentielles pour aborder sereinement les études de santé.

Développer les bonnes habitudes de travail :

  1. Régularité quotidienne : Travaillez chaque jour plutôt que par à-coups
  2. Méthodes de mémorisation : Testez les flashcards, mind maps, et répétition espacée dès le lycée
  3. Gestion du temps : Apprenez à planifier et prioriser vos tâches
  4. Prise de notes efficace : Structurez vos cours pour faciliter les révisions
  5. Travail en groupe : Créez des groupes de travail pour s’entraider

Actions concrètes à mener en terminale :

  • Participez aux journées portes ouvertes des facultés dentaires
  • Rencontrez des étudiants en PASS/L.AS pour échanger sur leur expérience
  • Effectuez un stage d’observation chez un chirurgien-dentiste si possible
  • Renseignez-vous sur les prépas privées (si budget disponible)
  • Consultez les programmes de PASS/L.AS pour anticiper les matières

Organisation et méthodologie de travail en PASS/L.AS

Une fois en première année, la quantité de travail devient colossale. Sans une organisation rigoureuse, vous risquez de vous noyer rapidement dans les cours. Voici des stratégies éprouvées par les étudiants qui réussissent.

Créer un planning réaliste et tenable : La clé n’est pas de travailler 100 heures par semaine, mais de travailler efficacement. Un planning type pourrait ressembler à ceci :

  • Lundi-Vendredi : 8h-12h cours / 14h-18h révisions / 20h-22h relecture
  • Samedi : 9h-18h révisions intenses avec pauses régulières
  • Dimanche matin : révisions / Après-midi : repos complet

La méthode des J : Cette technique de révision est plébiscitée par les étudiants qui réussissent :

  • J0 (le jour même) : Relire et compléter le cours dans les 24h
  • J+3 : Première révision approfondie avec fiches
  • J+7 : Deuxième révision en testant sa mémorisation
  • J+15 : Consolidation avec exercices et QCM
  • J+30 : Révision de maintien avant les examens

Outils technologiques utiles :

  • Anki : Application de flashcards avec répétition espacée
  • Notion ou OneNote : Organisation numérique de vos cours
  • Forest : Application pour rester concentré sans téléphone
  • Trello : Planification des tâches et deadlines
  • Quizlet : QCM et exercices partagés par la communauté étudiante

Les pièges à éviter absolument :

  • Accumuler du retard dans les cours (rattraper devient vite impossible)
  • Négliger sa santé physique et mentale
  • S’isoler complètement socialement
  • Comparer constamment ses résultats aux autres
  • Abandonner sa mineure en L.AS (elle compte dans la validation)
Étudiant travaillant avec des livres et un ordinateur dans un environnement studieux

Le rôle des prépas privées : investissement utile ou superflu ?

Les prépas privées proposent un accompagnement renforcé pour les étudiants en PASS ou L.AS. Elles représentent un investissement conséquent (2000 à 6000€ l’année), et la question de leur utilité revient régulièrement.

Ce que proposent généralement les prépas :

  • Cours supplémentaires et compléments d’enseignement
  • QCM et examens blancs réguliers
  • Correction personnalisée des copies
  • Méthodologie de travail et coaching
  • Supports pédagogiques additionnels
  • Encadrement par des étudiants en 2ème/3ème année

Avantages des prépas privées :

  • Cadre structuré qui impose une discipline
  • Entraînements supplémentaires aux examens
  • Détection précoce des lacunes
  • Émulation positive avec d’autres étudiants motivés
  • Gain de temps sur la compréhension de certains concepts

Limites à considérer :

  • Coût élevé inaccessible pour beaucoup de familles
  • Charge de travail supplémentaire importante
  • Risque de dépendance aux supports de la prépa
  • Ne remplace jamais le travail personnel
  • Pas de garantie de réussite

Notre recommandation : Les prépas peuvent être utiles pour les étudiants qui ont besoin d’un cadre strict et de ressources supplémentaires, mais elles ne sont absolument pas indispensables. De nombreux étudiants réussissent brillamment sans prépa grâce à un travail régulier, une bonne méthodologie et l’utilisation des tutorats gratuits proposés par les facultés.

Alternatives gratuites ou peu coûteuses :

  • Tutorat étudiant organisé par les universités (gratuit)
  • Groupes de travail entre étudiants
  • Ressources en ligne gratuites (YouTube, forums, sites spécialisés)
  • Annales et QCM disponibles en ligne
  • Bibliothèques universitaires avec ouvrages spécialisés

Prendre soin de sa santé mentale et physique

Dans la course aux études dentaires, beaucoup d’étudiants négligent leur bien-être. Pourtant, votre santé physique et mentale est votre meilleur atout pour tenir sur la durée et réussir.

Les 7 piliers de la réussite durable :

  1. Sommeil de qualité (7-8h minimum) : Le manque de sommeil diminue drastiquement vos capacités de mémorisation et de concentration. Fixez une heure de coucher régulière.
  2. Alimentation équilibrée : Évitez le piège de la malbouffe et des repas sautés. Votre cerveau a besoin de carburant de qualité pour fonctionner optimalement.
  3. Activité physique régulière (3x/semaine) : 30 minutes de sport suffisent pour réduire le stress, améliorer la concentration et booster votre moral.
  4. Pauses régulières : Technique Pomodoro (25 min de travail / 5 min de pause) ou pauses toutes les 90 minutes pour maintenir l’efficacité.
  5. Maintien d’une vie sociale minimale : Gardez contact avec vos amis et votre famille. L’isolement total est contre-productif.
  6. Loisirs et détente : Accordez-vous au moins une activité plaisir par semaine (cinéma, musique, lecture, etc.)
  7. Suivi psychologique si nécessaire : N’hésitez pas à consulter les services de santé universitaire en cas d’anxiété ou de dépression.

Signaux d’alerte à ne pas ignorer :

  • Troubles du sommeil persistants (insomnie, cauchemars)
  • Perte d’appétit ou boulimie
  • Anxiété permanente et crises d’angoisse
  • Démotivation totale et pensées négatives récurrentes
  • Isolement social complet
  • Baisse drastique des résultats malgré le travail

Si vous ressentez plusieurs de ces symptômes, parlez-en à un professionnel de santé sans attendre. Les services de santé universitaire (SSU) proposent des consultations psychologiques gratuites ou à tarif réduit.

Statistiques et Réalités du Terrain

Les chiffres clés de l’accès aux études dentaires

Comprendre les statistiques réelles vous permet d’avoir une vision objective de vos chances de réussite et d’adapter votre stratégie en conséquence.

Capacités d’accueil nationales 2025-2026 :

  • Environ 1450-1500 places en 2ème année d’odontologie
  • Répartition inégale entre les 16 facultés françaises (de 50 à 150 places selon les villes)
  • Paris et Lyon concentrent le plus grand nombre de places

Taux de réussite en PASS :

  • 15-20% des étudiants inscrits en PASS accèdent en 2ème année toutes filières confondues
  • 5-8% accèdent spécifiquement en odontologie
  • La grande majorité des étudiants se réoriente après le PASS

Taux de réussite en L.AS :

  • Environ 10-12% des étudiants en L.AS accèdent aux filières santé
  • Taux légèrement inférieur au PASS mais sur une population souvent moins préparée
  • L’avantage : deux tentatives possibles

Profil des étudiants admis : Selon les études récentes, les étudiants qui réussissent partagent généralement ces caractéristiques :

  • Mention Bien ou Très Bien au baccalauréat (dans 70% des cas)
  • Spécialités scientifiques au lycée
  • Méthode de travail rigoureuse développée avant l’université
  • Soutien familial et environnement favorable
  • Capacité de résilience et gestion du stress
Infographie statistique sur les études de santé

Comparaison entre les facultés : où avez-vous le plus de chances ?

Toutes les facultés dentaires ne présentent pas le même niveau de difficulté pour accéder en 2ème année. Plusieurs facteurs influencent vos chances de réussite selon l’université choisie.

Critères qui impactent vos chances :

  • Nombre de places disponibles : Plus il y a de places, plus vos chances augmentent statistiquement
  • Nombre de candidats : Certaines villes attirent plus d’étudiants que d’autres
  • Qualité de l’enseignement : Toutes les facultés ont d’excellents professeurs, mais l’organisation peut varier
  • Coût de la vie : Paris, Lyon, Nice sont plus chères que Brest, Limoges ou Reims
  • Ambiance et compétition : Certaines facultés ont une ambiance plus collaborative que d’autres

Facultés réputées “plus accessibles” : Sans pour autant être faciles, certaines facultés présentent un ratio places/candidats plus favorable :

  • Brest : Environ 80 places, moins de candidats qu’à Paris
  • Reims : Faculté récente avec bonne capacité d’accueil
  • Rennes : Bon équilibre entre places et candidats
  • Toulouse : Grande faculté avec nombreuses places

Facultés très compétitives :

  • Paris (toutes les facultés parisiennes) : Forte concentration de candidats
  • Lyon : Ville étudiante très attractive
  • Montpellier : Cadre de vie agréable attirant beaucoup d’étudiants
  • Nice : Attrait de la Côte d’Azur

Important : Ces tendances évoluent chaque année et ne doivent pas être votre seul critère de choix. Privilégiez une ville où vous vous sentez bien et où vous pourrez être soutenu par votre entourage.

Témoignages et réalités après l’admission

Contrairement aux idées reçues, entrer en 2ème année d’odontologie n’est que le début d’un long parcours exigeant. Les études dentaires durent 6 ans minimum (9 ans pour certaines spécialisations) et demandent un investissement constant.

Ce qui vous attend après le PASS/L.AS :

  • Années 2 et 3 (DFGSO2 et DFGSO3) : Enseignements théoriques intensifs en sciences fondamentales et pré-cliniques
  • Années 4 et 5 (DFASO1 et DFASO2) : Travaux pratiques, simulations, et premiers soins sur patients sous supervision
  • Année 6 (DFASO3) : Stage actif à temps plein dans un centre de soins
  • Internat (3-4 ans) : Pour ceux qui souhaitent se spécialiser (orthodontie, chirurgie orale, médecine bucco-dentaire)

La charge de travail après la première année : Beaucoup d’étudiants pensent que le plus dur est passé après la PASS/L.AS. En réalité, les études dentaires restent très exigeantes :

  • 25-35 heures de cours par semaine
  • Travail personnel quotidien important
  • Stages cliniques progressifs dès la 4ème année
  • Examens pratiques et théoriques réguliers
  • Investissement matériel conséquent (instruments, matériaux)

Coût total des études dentaires :

  • Frais d’inscription universitaire : 170-200€/an
  • Matériel et instruments dentaires : 3000-5000€ sur les 6 ans
  • Blouses, équipements de protection : 300-500€
  • Livres et supports pédagogiques : 500-1000€
  • Coût de la vie étudiant (logement, nourriture, transport) : Variable selon la ville

Perspectives professionnelles : La bonne nouvelle, c’est que le métier de chirurgien-dentiste offre d’excellentes perspectives :

  • Taux de chômage quasi nul dans la profession
  • Revenus moyens confortables (50 000 à 100 000€ annuels selon le mode d’exercice)
  • Possibilité d’exercice libéral, salarié, ou mixte
  • Diversité des pratiques (omnipratique, spécialisations, enseignement, recherche)
  • Besoin croissant de praticiens dans de nombreuses régions

Prévention : Éviter les Erreurs Fatales

Les 8 erreurs qui compromettent vos chances

Après avoir accompagné des centaines d’étudiants, certaines erreurs reviennent systématiquement chez ceux qui échouent. Voici les pièges majeurs à éviter absolument.

1. Manque de préparation avant la rentrée Beaucoup d’étudiants profitent de l’été sans se préparer minimalement. Résultat : les premières semaines sont un choc brutal. Anticipez en lisant les programmes, en révisant vos bases scientifiques, et en adoptant progressivement un rythme de travail soutenu dès août.

2. Négliger la mineure en L.AS Certains étudiants en L.AS considèrent leur mineure comme secondaire et se concentrent uniquement sur l’option santé. Erreur fatale : vous devez valider votre licence pour rester dans le parcours. De plus, votre moyenne générale compte dans le classement final.

3. S’isoler socialement et familialement L’isolement total mène au burn-out. Gardez des liens avec vos proches, maintenez une activité sociale minimale, et ne coupez pas tous les ponts avec votre vie d’avant.

4. Accumuler le retard dans les cours Dès que vous prenez du retard, vous entrez dans une spirale négative. Chaque cours s’appuie sur les précédents. Un retard de deux semaines peut devenir irratrapable. Restez à jour coûte que coûte.

5. Ne pas adapter sa méthode de travail Ce qui marchait au lycée ne fonctionne plus en PASS/L.AS. La quantité de matière est trop importante pour une simple relecture. Adoptez rapidement des techniques de mémorisation active : QCM, flashcards, récitation, enseignement mutuel.

6. Sous-estimer l’importance des TD et ED Les travaux dirigés et enseignements dirigés ne sont pas optionnels. C’est là que vous comprenez réellement les concepts et que vous vous entraînez aux examens. Ne les manquez jamais.

7. Négliger sa santé Beaucoup d’étudiants sacrifient sommeil, alimentation et activité physique au profit de quelques heures de révision supplémentaires. C’est contre-productif : un cerveau fatigué et mal nourri n’apprend pas efficacement.

8. Ne pas demander d’aide assez tôt Fierté mal placée ou peur du jugement : beaucoup d’étudiants attendent d’être complètement perdus avant de demander de l’aide. Utilisez le tutorat, posez des questions aux professeurs, consultez le service santé dès les premiers signes de difficulté.

Construire un plan B solide

Avec des taux de réussite autour de 15-20%, il est indispensable d’envisager des alternatives. Un plan B bien pensé n’est pas un aveu d’échec, c’est une preuve de maturité et d’intelligence.

Débouchés après un PASS sans accès en santé : Si vous validez votre année de PASS mais n’êtes pas admis en odontologie, plusieurs options s’offrent à vous :

  • Poursuite en L2 de votre mineure puis tentative via L.AS l’année suivante
  • Réorientation vers les métiers paramédicaux (kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie)
  • Écoles d’ingénieurs avec admission parallèle
  • Études scientifiques (biologie, chimie, physique)
  • Formations professionnelles dans le domaine de la santé

Débouchés après une L.AS sans accès en santé : L’avantage de la L.AS est que vous obtenez une licence dans un domaine qui vous intéresse :

  • Poursuite en master dans votre discipline
  • Concours de la fonction publique
  • Écoles spécialisées (commerce, ingénierie, journalisme selon votre licence)
  • Entrée dans la vie active avec un niveau licence

Métiers proches de l’odontologie : Si votre passion est vraiment la santé bucco-dentaire mais que vous n’accédez pas aux études dentaires, d’autres métiers existent :

  • Assistant(e) dentaire : Formation en 1 an, métier en tension avec de nombreux débouchés
  • Prothésiste dentaire : Formation en 2-3 ans, métier créatif et technique
  • Hygiéniste dentaire : Fonction émergente en France (existe déjà dans de nombreux pays)
  • Représentant en matériel dentaire : Combine connaissances techniques et aspects commerciaux

Se réorienter n’est pas un échec : Il est crucial de comprendre que ne pas devenir chirurgien-dentiste ne signifie pas rater sa vie. Des milliers d’étudiants se réorientent chaque année et construisent des carrières épanouissantes dans d’autres domaines. Votre valeur ne se résume pas à votre admission en odontologie.

Étudiants en discussion lors d'une orientation professionnelle

Quand et Comment Obtenir de l’Aide ?

Les ressources institutionnelles à votre disposition

Les universités françaises proposent de nombreux dispositifs d’accompagnement gratuits. Ne les négligez pas, ils peuvent faire la différence dans votre parcours.

Services de santé universitaire (SSU) :

  • Consultations médicales gratuites ou à tarif très réduit
  • Suivi psychologique pour gérer stress et anxiété
  • Conseils en nutrition et hygiène de vie
  • Orientation vers des spécialistes si nécessaire

Tutorat étudiant : Chaque faculté organise un système de tutorat où des étudiants de 2ème ou 3ème année accompagnent les PASS/L.AS :

  • Séances de révision gratuites
  • Correction de QCM et examens blancs
  • Conseils méthodologiques et retours d’expérience
  • Soutien moral et motivation

Services d’orientation et d’insertion professionnelle (SOIP) :

  • Aide à la construction de votre projet professionnel
  • Information sur les différentes filières et débouchés
  • Accompagnement en cas de réorientation
  • Ateliers CV, lettres de motivation, entretiens

Aménagements pour situations particulières : Si vous avez un handicap, des troubles de l’apprentissage (dyslexie, TDAH…), ou une situation personnelle difficile, vous pouvez bénéficier d’aménagements :

  • Tiers-temps supplémentaire aux examens
  • Matériel adapté (ordinateur, logiciels spécialisés)
  • Secrétaire pour la prise de notes
  • Salles d’examen adaptées

Pour en bénéficier, contactez le service handicap de votre université dès la rentrée avec un certificat médical détaillé.

Signes qu’il est temps de consulter un professionnel

Pendant une année de PASS ou L.AS, il est normal de ressentir du stress et de la fatigue. Mais certains signes doivent vous alerter et vous pousser à consulter rapidement.

⚠️ Consultez un médecin ou psychologue si vous ressentez :

  • Anxiété qui vous paralyse et vous empêche de travailler
  • Crises de panique répétées (palpitations, sensation d’étouffement, peur de mourir)
  • Pensées suicidaires ou idées noires récurrentes
  • Troubles du sommeil persistants (insomnie ou hypersomnie)
  • Perte ou prise de poids importante (plus de 5kg en un mois)
  • Isolement social total et rupture avec votre entourage
  • Consommation excessive d’alcool, tabac, ou autres substances
  • Impossibilité de vous concentrer plus de quelques minutes
  • Démotivation totale malgré votre volonté de réussir

Ne pensez pas :

  • “C’est normal, tous les étudiants en PASS sont stressés” → Le stress pathologique n’est pas normal
  • “Je vais tenir jusqu’aux examens puis j’irai mieux” → Votre santé passe avant tout
  • “Consulter, c’est montrer que je suis faible” → Demander de l’aide est un signe de force et d’intelligence
  • “Je n’ai pas le temps de voir un psy” → Sans santé mentale, vous ne réussirez pas de toute façon

Comment prendre rendez-vous :

  1. Service de santé universitaire (SSU) de votre campus : RDV sous 1-2 semaines généralement
  2. Médecin généraliste : Peut vous orienter et prescrire un arrêt si nécessaire
  3. Numéro national de prévention du suicide : 3114 (gratuit, 24h/24)
  4. Fil Santé Jeunes : 0800 235 236 (gratuit, anonyme, 9h-23h)
  5. Psychologue en ville : Certains proposent des tarifs adaptés aux étudiants

Questions à poser lors des journées portes ouvertes

Les journées portes ouvertes des facultés dentaires sont des moments précieux pour obtenir des informations concrètes et rencontrer des étudiants et enseignants. Préparez une liste de questions pertinentes.

Questions sur l’organisation :

  • Quel est le ratio théorique entre PASS et L.AS dans les admissions ?
  • Combien d’heures de cours par semaine en moyenne ?
  • Les cours sont-ils disponibles en ligne (podcasts, supports PDF) ?
  • Y a-t-il des permanences pour poser des questions aux professeurs ?
  • Comment se déroulent les examens (QCM, questions rédactionnelles, oraux) ?

Questions sur le tutorat et l’accompagnement :

  • Le tutorat est-il vraiment gratuit et accessible à tous ?
  • Combien de séances de tutorat sont proposées par semaine ?
  • Y a-t-il un système de parrainage avec des étudiants de 2ème année ?
  • Quels soutiens psychologiques sont disponibles sur le campus ?

Questions sur la vie pratique :

  • Y a-t-il des résidences universitaires proches de la faculté ?
  • Peut-on travailler à temps partiel (déconseillé mais parfois nécessaire financièrement) ?
  • Existe-t-il des bourses spécifiques pour les étudiants en santé ?
  • Comment se passe l’accès aux salles de travail et bibliothèques (horaires, conditions) ?

Questions sur les résultats et statistiques :

  • Quel a été le nombre exact de places en odontologie l’année dernière ?
  • Quelle était la moyenne du dernier admis ?
  • Combien d’étudiants étaient inscrits en PASS et en L.AS ?
  • Quel pourcentage d’étudiants valide leur année sans accéder aux filières santé ?

Ne soyez pas intimidé pour poser ces questions : les professeurs et étudiants présents sont là pour vous aider et apprécient les candidats qui se renseignent sérieusement.

Questions Fréquentes sur le Numerus Clausus en Dentaire

Le numerus clausus existe-t-il encore en 2026 ?

Non, le numerus clausus traditionnel a été officiellement supprimé en 2020. Il a été remplacé par le numerus apertus, un système où chaque université fixe ses propres capacités d’accueil en fonction de ses moyens pédagogiques et des besoins régionaux en professionnels de santé. Cependant, ne vous y trompez pas : même si le nom a changé, l’accès aux études dentaires reste très sélectif avec un nombre de places limité. Pour 2025-2026, environ 1450-1500 places sont disponibles au niveau national pour la deuxième année d’odontologie, réparties entre les 16 facultés dentaires françaises.

Combien d’étudiants réussissent à accéder aux études dentaires chaque année ?

Sur l’ensemble des étudiants inscrits en PASS et L.AS, environ 15 à 20% accèdent à l’une des filières de santé (médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique). Pour l’odontologie spécifiquement, le taux descend à environ 5-8% des inscrits en PASS. Ces chiffres peuvent sembler décourageants, mais gardez à l’esprit que de nombreux étudiants s’inscrivent sans préparation suffisante ou sans réelle motivation pour les études dentaires. Avec une préparation sérieuse, une méthode rigoureuse et un travail constant, vos chances augmentent significativement par rapport à ces statistiques générales.

Peut-on devenir dentiste sans passer par PASS ou L.AS ?

En France, le passage par PASS ou L.AS est aujourd’hui le parcours standard pour devenir chirurgien-dentiste. Il existe néanmoins quelques alternatives marginales : des passerelles pour les professionnels paramédicaux diplômés avec plusieurs années d’expérience (très peu de places), ou la possibilité de commencer ses études dentaires à l’étranger (Portugal, Espagne, Roumanie, Belgique) puis de faire reconnaître son diplôme en France. Cette dernière option représente un investissement financier considérable (10 000 à 25 000€ par an) et comporte des difficultés administratives pour la reconnaissance du diplôme. Elle nécessite également de maîtriser la langue du pays d’études et de s’adapter à un système éducatif différent.

Quelle est la meilleure ville pour maximiser ses chances d’admission ?

Il n’existe pas de “meilleure ville” universelle, car plusieurs facteurs interviennent. Les facultés comme Brest, Reims ou Rennes ont généralement un ratio places/candidats plus favorable que Paris ou Lyon. Cependant, votre choix doit également tenir compte du coût de la vie (Paris est nettement plus cher que Brest), de la proximité avec votre famille (le soutien familial est précieux), et de votre capacité à vous adapter à l’environnement de la ville. Une ville où vous vous sentez bien et où vous pouvez être soutenu sera toujours préférable à une ville “statistiquement plus facile” mais où vous vous sentirez isolé. Renseignez-vous sur plusieurs facultés, assistez aux journées portes ouvertes, et faites votre choix en combinant données objectives et ressenti personnel.

Combien coûtent réellement les études dentaires en France ?

Les études dentaires en France restent relativement accessibles financièrement par rapport à de nombreux pays. Les frais d’inscription universitaire sont d’environ 170-200€ par an. Le coût principal provient du matériel professionnel nécessaire : instruments dentaires (fraises, précelles, miroirs…), équipements de protection, blouses, et matériaux pour les travaux pratiques, soit environ 3000-5000€ étalés sur les 6 années d’études. Ajoutez à cela les dépenses classiques de tout étudiant : logement, nourriture, transport, livres (environ 500-1000€ pour les ouvrages spécialisés). Au total, hors coût de la vie courante, prévoyez un budget spécifique “études dentaires” d’environ 4000-6000€ sur les 6 ans, soit 700-1000€ par an en moyenne. C’est bien moins onéreux que les études dans d’autres pays européens.

Est-il possible de travailler pendant ses études de dentaire ?

Pendant la PASS ou la L.AS, travailler à côté de vos études est fortement déconseillé en raison de la charge de travail colossale. Quelques étudiants parviennent à tenir un petit job de 5-10h par semaine maximum (baby-sitting, cours particuliers le week-end), mais c’est un équilibre très difficile à maintenir et qui diminue vos chances de réussite. Si vous devez absolument travailler pour des raisons financières, privilégiez la L.AS qui offre un peu plus de souplesse que le PASS, et renseignez-vous sur les bourses étudiantes et aides d’urgence disponibles auprès du CROUS. À partir de la 2ème année d’odontologie, les horaires restent denses mais certains étudiants arrivent à cumuler un emploi très léger.

Que faire si je ne suis pas admis en odontologie ?

Un refus d’admission en odontologie n’est absolument pas une fin en soi. Si vous avez validé votre année de PASS, vous pouvez poursuivre en L2 dans votre mineure puis retenter via la L.AS. Si vous êtes en L.AS, vous avez deux tentatives possibles (L1 et L2 ou L3). Au-delà des études dentaires, de nombreux débouchés valorisent votre parcours : métiers paramédicaux (kinésithérapie, orthophonie), assistant dentaire, prothésiste dentaire, écoles d’ingénieurs, masters scientifiques, concours de la fonction publique, ou encore écoles de commerce via les admissions parallèles. Beaucoup d’anciens étudiants de PASS/L.AS témoignent avoir finalement trouvé leur voie dans des métiers qu’ils n’auraient jamais envisagés initialement et s’y épanouissent pleinement. La réorientation est une étape de vie, pas un échec.

Les prépas privées sont-elles vraiment nécessaires pour réussir ?

Non, les prépas privées ne sont absolument pas indispensables pour réussir. De nombreux étudiants admis en odontologie n’ont jamais suivi de prépa payante. Ces organismes proposent certes un encadrement structuré, des supports supplémentaires et des examens blancs, mais ils représentent un coût important (2000-6000€ l’année) et ajoutent une charge de travail conséquente. Les universités proposent des tutorats gratuits animés par des étudiants de 2ème et 3ème année, tout aussi efficaces si vous vous investissez pleinement. L’essentiel de votre réussite repose sur votre travail personnel régulier, votre méthode d’apprentissage, et votre capacité à rester motivé et organisé sur la durée. Si vous disposez du budget et pensez qu’un cadre très structuré vous aidera, une prépa peut être un soutien, mais elle ne remplacera jamais votre investissement personnel.

Conclusion : Votre Parcours vers les Études Dentaires

Le numerus clausus en dentaire a marqué des générations d’étudiants en santé. Bien qu’officiellement supprimé depuis 2020, son héritage persiste sous la forme du numerus apertus, qui maintient une sélection exigeante pour accéder aux études d’odontologie. Avec environ 1450-1500 places disponibles chaque année et des milliers de candidats, la compétition reste intense mais loin d’être insurmontable.

Les 3 choses essentielles à retenir :

  1. La préparation fait toute la différence : Commencez dès le lycée avec les bonnes spécialités scientifiques, développez des méthodes de travail efficaces, et renseignez-vous précisément sur les études dentaires avant de vous lancer. Une année de PASS ou L.AS bien préparée multiplie considérablement vos chances de réussite.
  2. Votre santé est votre meilleur atout : Les étudiants qui réussissent ne sont pas ceux qui travaillent 100 heures par semaine au détriment de leur sommeil et de leur équilibre, mais ceux qui trouvent un rythme intense mais tenable sur la durée. Prenez soin de votre santé physique et mentale, c’est un investissement pour votre réussite.
  3. Un refus n’est jamais un échec définitif : De nombreuses voies mènent à des carrières épanouissantes dans le domaine de la santé et au-delà. Si vous ne devenez pas chirurgien-dentiste, d’autres opportunités s’ouvriront à vous. Votre valeur ne se résume pas à votre admission en odontologie.

Vous avez maintenant toutes les clés pour comprendre le système actuel d’accès aux études dentaires et pour maximiser vos chances de réussite. Que vous soyez encore au lycée en train de choisir vos spécialités, étudiant en pleine préparation du PASS/L.AS, ou en réflexion sur une reconversion professionnelle, gardez en tête qu’avec de la détermination, une méthode rigoureuse, et le soutien adéquat, vous pouvez atteindre votre objectif.

N’hésitez pas à consulter les services d’orientation de votre établissement, à participer aux journées portes ouvertes des facultés dentaires, et à échanger avec des étudiants et professionnels du secteur. Leur expérience et leurs conseils seront précieux pour affiner votre projet.

Diplômés en dentaire lors d'une cérémonie de remise de diplômes

Note importante : Cet article a un but informatif et ne remplace pas l’avis d’un conseiller d’orientation ou d’un professionnel de l’enseignement supérieur. Les informations sur les modalités d’admission peuvent évoluer ; consultez toujours les sites officiels des universités pour les données les plus récentes.

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