Faculté Dentaire en France : Guide Complet pour Devenir Chirurgien-Dentiste

Faculté Dentaire en France : Guide Complet pour Devenir Chirurgien-Dentiste

Chaque année, plus de 30 000 étudiants tentent leur chance pour intégrer une faculté dentaire en France, mais seulement 1 200 places sont disponibles en première année. Vous rêvez de devenir chirurgien-dentiste et vous vous demandez comment accéder à cette formation d’excellence ? Vous n’êtes pas seul dans cette réflexion.

Choisir une faculté dentaire représente une étape cruciale qui déterminera votre parcours professionnel pour les 6 à 9 années à venir. Entre les différentes universités, les spécialisations possibles, les conditions d’admission et la réalité du quotidien étudiant, il est normal de se sentir un peu perdu face à toutes ces informations.

Dans cet article, nous allons explorer ensemble tout ce que vous devez savoir sur les facultés dentaires françaises : comment y accéder, ce qui vous y attend concrètement, les spécialisations disponibles, et comment faire le bon choix pour votre avenir. Que vous soyez lycéen en pleine réflexion d’orientation, étudiant en reconversion, ou parent accompagnant votre enfant dans ses choix, vous trouverez ici toutes les réponses à vos questions.

La bonne nouvelle, c’est que malgré la sélectivité, des parcours adaptés existent pour maximiser vos chances de réussite. Découvrons ensemble comment transformer votre projet en réalité.

Vue d'un campus universitaire moderne français avec des étudiants

Comprendre le Système des Facultés Dentaires en France

Qu’est-ce qu’une faculté dentaire exactement ?

Une faculté dentaire, également appelée UFR d’Odontologie (Unité de Formation et de Recherche), est un établissement universitaire public dédié à la formation des futurs chirurgiens-dentistes. En France, on compte 16 facultés dentaires réparties sur tout le territoire, rattachées à des universités de médecine.

Ces établissements dispensent un enseignement théorique et pratique complet, allant de l’anatomie à la chirurgie dentaire, en passant par la parodontologie, l’orthodontie et la prothèse. Contrairement aux idées reçues, la formation ne se limite pas à apprendre à soigner des dents : vous étudierez également la santé globale du patient, la gestion de cabinet et l’aspect relationnel du métier.

Les 16 facultés dentaires françaises se trouvent à :

  • Paris (Université Paris Cité)
  • Bordeaux
  • Lille
  • Lyon
  • Marseille
  • Montpellier
  • Nancy
  • Nantes
  • Nice
  • Reims
  • Rennes
  • Strasbourg
  • Toulouse
  • Brest
  • Clermont-Ferrand
  • Tours

Pourquoi choisir d’intégrer une faculté dentaire ?

Le métier de chirurgien-dentiste offre de nombreux avantages qui expliquent l’attractivité de ces formations. Vous bénéficierez d’une profession libérale permettant une grande autonomie, avec des revenus confortables (entre 5 000 et 10 000 euros nets mensuels en moyenne) et un équilibre vie professionnelle-vie personnelle généralement satisfaisant.

La demande de soins dentaires en France reste très forte, avec une pénurie de praticiens dans certaines régions. Cela garantit une excellente insertion professionnelle : près de 95% des diplômés trouvent un emploi dans les 6 mois suivant l’obtention de leur diplôme. De plus, la profession évolue constamment avec les nouvelles technologies (impression 3D, laser, imagerie numérique), rendant le métier dynamique et innovant.

Les différents types de formations disponibles

La formation initiale en odontologie se déroule sur 6 ans minimum et se divise en trois cycles distincts. Le premier cycle (3 ans) pose les bases scientifiques et médicales. Le deuxième cycle (2 ans) développe les compétences cliniques pratiques. Le troisième cycle propose deux voies : le cycle court (1 an) pour devenir chirurgien-dentiste généraliste, ou le cycle long (3-4 ans) pour se spécialiser en orthodontie, chirurgie orale ou médecine bucco-dentaire.

Il est tout à fait normal de se demander quelle voie choisir : la spécialisation offre une expertise pointue et des revenus potentiellement plus élevés, mais nécessite plusieurs années d’études supplémentaires. La formation généraliste permet quant à elle une installation plus rapide et une grande polyvalence dans l’exercice quotidien.

Étudiants en médecine dentaire travaillant sur des modèles pratiques

Comment Accéder à une Faculté Dentaire : Le Parcours d’Admission

Le passage obligatoire par le PASS ou la L.AS

Depuis la réforme de 2020, l’accès aux études de santé a été profondément modifié. Vous devez désormais choisir entre deux voies principales pour candidater en faculté dentaire.

Le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) :

Le PASS constitue la voie royale avec une majeure santé dès la première année. Vous suivrez des enseignements communs à toutes les filières santé (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie) et devrez choisir une mineure dans une autre discipline (droit, économie, sciences, etc.). Cette mineure représente votre plan B en cas d’échec aux épreuves de santé.

Avantages :

  • Formation intensive en sciences de la santé
  • Immersion complète dans l’environnement médical
  • Chance de candidater dès la fin de la première année

Limites :

  • Charge de travail très importante (40-50h/semaine)
  • Une seule tentative possible dans le PASS
  • Pression psychologique élevée

La L.AS (Licence Accès Santé) :

La L.AS vous permet de suivre une licence classique (biologie, chimie, physique, sciences de la vie, STAPS, psychologie, etc.) avec une mineure santé. Cette voie offre plus de flexibilité et deux chances de candidater en odontologie (en fin de L1 et L2, ou L2 et L3).

Avantages :

  • Deux tentatives possibles
  • Rythme d’études plus équilibré
  • Obtention d’un diplôme de licence si échec en santé

Limites :

  • Moins d’heures de formation santé
  • Nécessité d’exceller dans la discipline principale
  • Parcours parfois moins direct

Les critères de sélection des facultés

Votre admission en faculté dentaire repose sur plusieurs critères complémentaires. Les notes obtenues durant votre première année comptent pour 60 à 70% de l’évaluation globale. Des épreuves orales (20-30%) permettent d’évaluer votre motivation, votre projet professionnel et vos qualités humaines. Enfin, votre dossier Parcoursup initial peut représenter 5 à 10% de la note finale selon les universités.

Les universités examinent particulièrement :

  • Vos résultats en sciences (biologie, chimie, physique)
  • Votre capacité de travail et votre régularité
  • Votre motivation réelle pour le métier
  • Vos qualités relationnelles et d’empathie
  • Votre engagement associatif ou bénévole
  • Vos stages d’observation en cabinet dentaire

Contrairement aux idées reçues, avoir des notes parfaites ne suffit pas : les facultés recherchent des étudiants équilibrés, passionnés et capables de communiquer avec les patients. Votre dentiste pourra vous recommander d’effectuer un stage d’observation qui enrichira considérablement votre dossier.

Le numerus apertus : comment fonctionnent les quotas ?

Depuis 2020, le numerus clausus a été remplacé par le numerus apertus, un système plus souple mais toujours sélectif. Chaque université définit son nombre de places en fonction des capacités d’accueil et des besoins territoriaux en professionnels de santé.

En moyenne, chaque faculté dentaire accueille entre 60 et 100 nouveaux étudiants par an, soit environ 1 200 places au total pour toute la France. Le taux de sélection varie selon les universités : certaines affichent un taux de réussite de 5%, d’autres de 15%. Paris, Lyon et Bordeaux figurent parmi les plus sélectives, tandis que Brest, Reims ou Tours peuvent offrir des chances légèrement supérieures.

Coût indicatif de la première année :

  • Frais d’inscription universitaire : 170-250€
  • Sécurité sociale étudiante : gratuite (intégrée à l’Assurance Maladie)
  • Prépa privée (facultatif) : 2 000-4 000€
  • Matériel et livres : 300-500€
Bibliothèque universitaire avec étudiants en médecine

Le Quotidien en Faculté Dentaire : À Quoi S’Attendre Vraiment

L’organisation des études année par année

Première année (PASS ou L.AS) :

Cette année fondamentale pose les bases scientifiques indispensables. Vous étudierez l’anatomie, la biochimie, la physiologie, la biophysique et commencerez à découvrir les spécificités de l’odontologie. Préparez-vous à travailler 45 à 60 heures par semaine entre les cours magistraux, les travaux dirigés et le travail personnel.

Beaucoup d’étudiants nous disent que le plus difficile n’est pas la complexité des matières, mais le volume de connaissances à assimiler. L’organisation devient votre meilleur allié : créez des plannings hebdomadaires, travaillez en groupe et n’hésitez pas à solliciter les tutorats proposés par les étudiants de années supérieures.

Deuxième et troisième années (DFGSO2 et DFGSO3) :

Ces deux années approfondissent les connaissances médicales générales et introduisent les matières spécifiques à l’odontologie. Vous découvrirez la prothèse, la parodontologie, l’endodontie et l’orthodontie. Les travaux pratiques se multiplient : vous travaillerez sur des mannequins simulant la bouche humaine, appelés “fantômes”.

Le rythme reste intense mais devient plus concret. Vous commencez à comprendre comment toutes ces connaissances s’articulent dans la pratique quotidienne du chirurgien-dentiste. C’est également le moment où vous effectuerez vos premiers stages hospitaliers d’observation.

Quatrième et cinquième années (DFASO1 et DFASO2) :

Vous voilà dans le vif du sujet ! Ces années sont dédiées à la pratique clinique sous supervision. Vous recevez de vrais patients au sein du centre de soins de la faculté et réalisez vos premiers actes : détartrages, soins de caries, extractions simples, prothèses.

Cette transition peut sembler impressionnante au début : passer du mannequin au patient réel demande de gérer son stress et de développer son sens clinique. Rassurez-vous, vous serez toujours encadré par des enseignants expérimentés qui valideront chaque acte avant que vous ne le réalisiez.

Sixième année (TCEO1 ou internat) :

La dernière année marque la fin du cursus pour les généralistes. Vous continuez votre pratique clinique en toute autonomie (avec supervision), préparez votre thèse d’exercice et effectuez des stages en cabinet libéral. Cette immersion professionnelle vous permet de découvrir la réalité du métier et de construire votre réseau professionnel.

Pour ceux qui choisissent la spécialisation, un concours d’internat très sélectif (environ 15% de réussite) ouvre les portes de 3 à 4 années supplémentaires en orthodontie, chirurgie orale ou médecine bucco-dentaire.

La charge de travail et l’équilibre de vie

Soyons honnêtes : les études d’odontologie sont exigeantes. Durant les trois premières années, comptez 40 à 50 heures de travail hebdomadaire. Ce rythme s’allège légèrement en 4ème et 5ème année (35-40h) car la pratique clinique, bien qu’intense, reste généralement moins chronophage que l’apprentissage théorique massif des débuts.

Comment gérer cette charge de travail ?

  • Organisez-vous méthodiquement : Utilisez un agenda détaillé, planifiez vos révisions et vos moments de repos
  • Travaillez en groupe : L’entraide entre étudiants fait toute la différence
  • Préservez des moments pour vous : Sport, loisirs et vie sociale restent essentiels pour tenir sur la durée
  • Utilisez les périodes creuses : Les pauses entre deux cours permettent de réviser efficacement
  • Ne négligez pas votre sommeil : 7-8 heures de sommeil améliorent considérablement vos capacités de mémorisation

Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible de maintenir une vie étudiante épanouie. De nombreuses associations étudiantes organisent des événements, des soirées et des activités sportives. L’important est de trouver votre équilibre personnel sans culpabiliser de prendre du temps pour vous.

Les coûts réels de la formation

Au-delà des frais d’inscription universitaire très modestes (170-250€ par an), vous devez anticiper plusieurs postes de dépenses significatifs tout au long de votre cursus.

Budget matériel (cumulé sur 6 ans) :

  • Instruments dentaires personnels : 2 000-3 000€
  • Blouses et équipements de protection : 300-500€
  • Livres et supports de cours : 1 500-2 000€
  • Matériel pour travaux pratiques : 1 000-1 500€
  • Ordinateur performant : 800-1 200€

Budget formation complémentaire :

  • Préparation première année (optionnel) : 2 000-4 000€
  • Formations continues et congrès : 500-1 000€/an
  • Stage de perfectionnement : 1 000-3 000€

Budget vie étudiante :

  • Logement : 400-800€/mois selon la ville
  • Alimentation et charges : 300-400€/mois
  • Transport : 50-100€/mois
  • Loisirs : 100-200€/mois

La bonne nouvelle, c’est que plusieurs aides financières existent pour vous accompagner : bourses sur critères sociaux du CROUS (jusqu’à 5 679€/an), aide au logement (APL), prêts étudiants à taux préférentiel, et possibilité de travailler comme assistant dentaire les week-ends dès la 4ème année (rémunération de 100-200€/jour).

Salle de travaux pratiques en odontologie avec équipements modernes

Choisir la Bonne Faculté Dentaire : Critères de Décision

Les différences entre les 16 facultés françaises

Toutes les facultés dentaires délivrent le même diplôme d’État reconnu, mais elles présentent des particularités qui peuvent influencer votre expérience étudiante et votre future carrière.

Les grandes facultés parisiennes et lyonnaises :

Ces établissements offrent des plateaux techniques de pointe, un réseau professionnel très développé et une forte activité de recherche. La contrepartie ? Des promotions nombreuses (100-120 étudiants) et une sélectivité maximale. Paris Cité se distingue par son excellence en recherche, tandis que Lyon brille dans l’innovation pédagogique avec ses simulations numériques avancées.

Les facultés de taille moyenne (Bordeaux, Lille, Marseille, Toulouse) :

Ces universités combinent qualité de formation et cadre de vie agréable. Elles disposent d’équipements modernes, de centres de soins bien fréquentés permettant une pratique clinique abondante, et d’un réseau alumni solide. Bordeaux est particulièrement reconnue pour sa formation en implantologie, Marseille pour la chirurgie orale.

Les facultés de plus petite taille (Brest, Clermont-Ferrand, Tours, Reims) :

Avec des promotions de 40-60 étudiants, ces établissements offrent un encadrement plus personnalisé et une ambiance familiale appréciable. La proximité avec les enseignants facilite l’apprentissage, et le coût de la vie y est généralement plus abordable. Elles constituent souvent une excellente opportunité pour les étudiants recherchant un cadre plus intime.

Les spécialisations et points forts de chaque établissement

Certaines facultés ont développé des expertises particulières qui peuvent orienter votre choix selon votre projet professionnel.

Spécialisations remarquables :

  • Strasbourg : Pionnière en chirurgie guidée et implantologie digitale
  • Montpellier : Excellence en parodontologie et greffe osseuse
  • Nancy : Référence en prothèse complexe et esthétique dentaire
  • Nantes : Innovation en dentisterie pédiatrique
  • Nice : Expertise en géronto-stomatologie et pathologies systémiques

Votre dentiste pourra vous recommander de vous renseigner sur ces spécificités si vous avez déjà une idée de votre future orientation professionnelle. Cependant, gardez à l’esprit que la formation générale reste excellente partout et que vous pourrez toujours vous spécialiser après votre diplôme par des formations continues.

Les critères pratiques à considérer

Au-delà de la réputation académique, plusieurs facteurs pratiques méritent votre attention pour faire le bon choix.

Proximité géographique :

Rester près de votre famille peut représenter un soutien psychologique précieux durant ces années exigeantes. Vous économiserez également sur les frais de transport lors des week-ends et vacances. Néanmoins, n’hésitez pas à vous éloigner si une faculté correspond mieux à votre projet : l’expérience de l’autonomie fait également partie de la formation.

Coût de la vie :

Paris, Lyon et Bordeaux affichent des loyers 50 à 100% plus élevés que Brest, Clermont-Ferrand ou Reims. Sur 6 ans d’études, cette différence peut représenter 30 000 à 50 000€ d’économies substantielles. Calculez votre budget global avant de vous décider.

Réseau professionnel et débouchés locaux :

Vous exercerez potentiellement dans la région où vous aurez étudié. Les stages, les contacts noués avec les praticiens locaux et la connaissance du tissu professionnel régional facilitent grandement l’installation. Renseignez-vous sur la démographie dentaire locale : certaines régions manquent cruellement de praticiens, ce qui garantit une installation aisée.

Vie étudiante et qualité de vie :

Six années passent plus vite et plus agréablement dans une ville où vous vous sentez bien. Bordeaux, Montpellier et Lyon offrent un cadre de vie dynamique et ensoleillé. Lille et Strasbourg séduisent par leur atmosphère européenne. Brest et Nantes attirent les amoureux de l’océan. Choisissez une ville qui correspond à vos valeurs et vos envies.

Vue aérienne d'un campus universitaire avec espaces verts

Maximiser Vos Chances de Réussite : Conseils Pratiques

Préparer son dossier Parcoursup efficacement

Votre dossier Parcoursup constitue la première étape cruciale vers votre admission en faculté dentaire. Même si son poids dans l’admission finale reste limité (5-10%), un excellent dossier maximise vos chances d’intégrer le PASS ou la L.AS de votre choix.

Les 7 éléments qui feront la différence :

  1. Des notes solides et régulières en terminale : Visez l’excellence en sciences (maths, physique-chimie, SVT) mais ne négligez pas les autres matières. Les facultés apprécient les profils équilibrés capables de gérer plusieurs disciplines simultanément.
  2. Une lettre de motivation personnalisée : Ne copiez jamais un modèle générique. Racontez votre histoire, expliquez pourquoi l’odontologie vous passionne (expérience personnelle, rencontre inspirante, valeurs du métier) et démontrez que vous connaissez la réalité de la profession.
  3. Des stages d’observation significatifs : Passez au moins 1 à 2 semaines en cabinet dentaire ou en centre de soins. Votre dentiste acceptera probablement de vous accueillir si vous lui expliquez votre projet. Mentionnez concrètement ce que vous avez observé et appris dans votre dossier.
  4. Un engagement associatif ou bénévole : Les actions de solidarité (croix-rouge, secours populaire, accompagnement de personnes âgées) témoignent de vos qualités humaines essentielles pour soigner des patients.
  5. Des appréciations enseignantes valorisantes : Soignez votre comportement en classe toute l’année. Les commentaires sur votre sérieux, votre investissement et votre capacité de travail pèsent lourd dans l’évaluation globale.
  6. Une cohérence dans vos 10 vœux : Privilégiez la qualité à la quantité. Choisissez 3-4 PASS et 3-4 L.AS dans des villes qui vous correspondent vraiment. Complétez avec 2-3 licences classiques par sécurité.
  7. Une anticipation dès la première : Construisez votre parcours scientifique cohérent dès la classe de première. Choisissez les spécialités sciences qui valoriseront votre candidature (SVT, physique-chimie, mathématiques).

Les stratégies de travail qui fonctionnent en première année

Réussir sa première année de santé exige bien plus que de l’intelligence : méthode, régularité et hygiène de vie font toute la différence entre un étudiant qui réussit et un autre qui abandonne.

Méthode de travail efficace :

Assistez à TOUS les cours magistraux, même si certains semblent ennuyeux. La simple présence passive fait déjà travailler votre mémoire à long terme. Prenez des notes manuscrites pendant le cours : l’écriture manuelle améliore la mémorisation de 40% par rapport à la frappe sur clavier.

Relisez vos notes le soir même pendant 20-30 minutes. Cette relecture rapide consolide l’apprentissage et vous fait gagner un temps précieux lors des révisions finales. Créez des fiches synthétiques par chapitre avec les concepts clés, schémas importants et définitions essentielles.

Travaillez en groupe 2-3 fois par semaine pour confronter vos compréhensions et combler vos lacunes. L’enseignement par les pairs fonctionne remarquablement bien : expliquer un concept à un camarade renforce votre propre maîtrise.

Planning hebdomadaire optimal :

  • Lundi à vendredi : Cours + 3-4h de travail personnel
  • Samedi matin : Révision intensive des cours de la semaine
  • Samedi après-midi : Sport ou activité détente obligatoire
  • Dimanche matin : Révision des lacunes identifiées
  • Dimanche après-midi : Repos complet et vie sociale

Gestion du stress et de la pression :

La première année génère inévitablement du stress. Acceptez cette réalité sans la dramatiser. Pratiquez une activité physique régulière (course à pied, natation, yoga) qui libère des endorphines et améliore votre concentration. Dormez 7-8 heures par nuit sans culpabiliser : un cerveau reposé mémorise 3 fois mieux qu’un cerveau épuisé.

Restez en contact régulier avec votre famille et vos amis en dehors des études. Ces moments de déconnexion ne sont pas du temps perdu mais des investissements dans votre équilibre mental indispensable pour tenir sur la durée.

Les erreurs courantes à éviter absolument

Erreur n°1 : Négliger les matières “secondaires”

Beaucoup d’étudiants se focalisent exclusivement sur les matières à gros coefficient et délaissent les autres. Grave erreur ! Chaque point compte dans un classement serré. Certains étudiants échouent pour quelques points qui auraient pu être gagnés dans ces matières sous-estimées.

Erreur n°2 : Vouloir tout comprendre parfaitement

En première année, le volume est tel qu’il faut accepter de ne pas tout maîtriser à 100%. Comprenez les concepts principaux, mémorisez les détails importants, et passez à la suite. Le perfectionnisme paralyse et fait perdre un temps précieux.

Erreur n°3 : S’isoler socialement

Travailler 80 heures par semaine en coupant tout lien social mène droit au burn-out. Les étudiants les plus brillants maintiennent une vie sociale équilibrée qui les ressource. Vous n’êtes pas une machine à bachoter mais un futur soignant qui devra faire preuve d’empathie.

Erreur n°4 : Négliger sa santé

Enchaîner les nuits blanches, se nourrir de plats préparés, abandonner toute activité physique : cette stratégie sabote vos performances cognitives. Votre cerveau a besoin de sommeil, de nutriments de qualité et d’oxygénation pour fonctionner optimalement.

Erreur n°5 : Ne pas demander d’aide

De nombreux dispositifs d’accompagnement existent (tutorats, soutien psychologique, aménagements pédagogiques) mais restent sous-utilisés. Si vous sentez que vous décrochez, parlez-en rapidement à un enseignant ou aux services universitaires. L’aide existe, encore faut-il la solliciter.

Étudiants travaillant en groupe dans une bibliothèque moderne

Après la Faculté : Perspectives Professionnelles et Carrières

Les différentes voies d’exercice possibles

Une fois votre diplôme en poche, plusieurs modalités d’exercice s’offrent à vous, chacune avec ses avantages et contraintes spécifiques.

L’exercice libéral en cabinet individuel :

C’est le choix de 65% des jeunes diplômés. Vous êtes votre propre patron, gérez votre emploi du temps et vos tarifs. Cette autonomie totale séduit les praticiens indépendants mais implique également la gestion administrative, comptable et réglementaire du cabinet.

Revenus moyens : 5 000-8 000€ nets mensuels après 5 ans d’exercice Investissement initial : 150 000-300 000€ pour reprendre un cabinet existant

L’exercice en cabinet de groupe ou SCM :

Cette formule monte en puissance avec 30% des installations. Vous partagez les locaux, le personnel et les charges avec d’autres praticiens tout en conservant votre patientèle propre. Les avantages sont nombreux : investissement réduit, entraide professionnelle, remplacement facilité lors des congés.

Le salariat en centre de santé :

Les centres de santé mutualistes ou associatifs recrutent des praticiens salariés. Vous bénéficiez d’un salaire fixe (3 500-5 000€ nets mensuels débutant), de congés payés, sans souci de gestion. Cette sécurité convient particulièrement en début de carrière ou pour ceux qui ne souhaitent pas les contraintes de l’entrepreneuriat.

Les postes hospitalo-universitaires :

Pour les passionnés d’enseignement et de recherche, des carrières hospitalières permettent de combiner soins, formation des étudiants et recherche clinique. Ces postes très recherchés nécessitent généralement un doctorat et des publications scientifiques.

Les spécialisations post-diplôme

Au-delà du diplôme de chirurgien-dentiste généraliste, trois spécialisations reconnues par l’Ordre sont accessibles via l’internat qualifiant (3-4 ans supplémentaires après concours).

L’orthodontie (ODF – Orthopédie Dento-Faciale) :

Cette spécialité corrige les malpositions dentaires et les anomalies des mâchoires. L’orthodontiste pose des appareils (bagues, gouttières invisibles, dispositifs fonctionnels) et suit ses patients sur plusieurs années. C’est la spécialité la plus demandée mais aussi la plus sélective (environ 50 places par an en France).

Revenus moyens : 8 000-15 000€ nets mensuels Investissement matériel : 80 000-150 000€

La chirurgie orale :

Le chirurgien oral pratique les extractions complexes (dents de sagesse incluses), la chirurgie pré-implantaire (greffes osseuses), la pose d’implants et la chirurgie des kystes et tumeurs bénignes. Cette spécialité allie technicité et relationnel avec des patients souvent anxieux.

La médecine bucco-dentaire :

Cette spécialité récente (2011) prend en charge les pathologies de la muqueuse buccale, les maladies systémiques à expression buccale et la prise en charge des patients à risques (personnes âgées, patients sous anticoagulants, immunodéprimés).

Les formations continues non diplômantes :

Sans passer par l’internat, vous pouvez développer des compétences pointues via des diplômes universitaires (DU) ou des formations privées : implantologie, esthétique dentaire, parodontologie, endodontie, sédation consciente, gestion de cabinet… Ces formations continues (coût 3 000-15 000€) permettent d’enrichir votre pratique tout au long de votre carrière.

L’installation et les premiers pas professionnels

Les 2-3 premières années après le diplôme constituent une période charnière où vous allez affiner votre projet professionnel et constituer votre patrimoine professionnel.

Phase 1 : L’assistanat (1-2 ans) :

Avant de vous installer, il est vivement recommandé de travailler comme assistant dentaire auprès d’un praticien expérimenté. Rémunéré entre 2 500 et 4 000€ nets mensuels, vous perfectionnez votre pratique clinique sans les soucis de gestion. Cette période permet également de constituer une épargne pour financer votre future installation.

Phase 2 : Le remplacement :

Remplacer des confrères en congés vous offre une excellente transition vers l’autonomie. Vous découvrez différents types de cabinets, de patientèles et de régions. La rémunération attractive (30-40% du chiffre d’affaires réalisé, soit souvent 300-600€ par jour) accélère votre capitalisation.

Phase 3 : L’installation définitive :

Trois options s’offrent à vous : reprendre un cabinet existant (coût 150 000-300 000€ selon localisation et patientèle), créer un cabinet ex-nihilo (200 000-400 000€ avec équipements neufs), ou intégrer un cabinet de groupe avec rachat progressif de parts sociales.

Les banques proposent des prêts professionnels avantageux aux jeunes chirurgiens-dentistes (taux 2-3%, durée 10-15 ans, différé possible) car le risque est faible : le taux de défaillance des cabinets dentaires reste inférieur à 2%.

Cabinet dentaire moderne avec équipements high-tech

Questions Fréquentes sur les Facultés Dentaires

Peut-on intégrer une faculté dentaire après une licence de biologie ?

Absolument. Si vous avez obtenu une licence de biologie, chimie ou sciences de la vie sans avoir candidaté en odontologie via la L.AS, vous pouvez toujours tenter les passerelles existantes. Certaines facultés organisent des admissions parallèles pour les titulaires d’un Master 1 ou Master 2 scientifique. Ces places restent toutefois très limitées (2-5 par faculté) et extrêmement sélectives. Une autre option consiste à redoubler une année de licence en choisissant une L.AS avec mineure santé, vous offrant ainsi une nouvelle chance de candidater.

Combien gagne réellement un chirurgien-dentiste débutant ?

Les revenus varient considérablement selon le mode d’exercice choisi. En tant qu’assistant salarié, comptez 2 500-4 000€ nets mensuels durant vos premières années. En remplacement libéral, vous pouvez gagner 3 000-5 000€ nets mensuels avec une activité régulière. Une fois installé en libéral, les revenus progressent rapidement : 4 000-6 000€ nets les 2 premières années, puis 6 000-10 000€ après 5 ans d’exercice. Les spécialistes (orthodontistes notamment) peuvent atteindre 10 000-20 000€ nets mensuels, mais au prix d’études plus longues et d’investissements matériels importants.

Est-il possible de se réorienter si on échoue en première année ?

La réforme de 2020 a justement été conçue pour faciliter les réorientations. Si vous êtes en PASS et que vous échouez, votre mineure vous permet de basculer en L2 de la discipline correspondante (droit, économie, sciences). Si vous êtes en L.AS, vous continuez simplement votre licence initiale. Dans les deux cas, vous conservez vos crédits ECTS validés et ne perdez donc pas une année complète. De plus, les compétences scientifiques acquises restent valorisables dans de nombreux domaines : kinésithérapie, pharmacie, ingénierie biomédicale, recherche.

Quelles sont les facultés les moins sélectives ?

La sélectivité varie selon les années et les régions, mais historiquement, Brest, Clermont-Ferrand, Reims et Tours affichent des taux de réussite légèrement supérieurs à la moyenne nationale. Attention toutefois : “moins sélective” ne signifie pas “facile” ! Même dans ces établissements, seuls 8-12% des candidats sont admis en deuxième année. Le niveau d’exigence reste très élevé partout. Il est tout à fait normal de viser stratégiquement ces facultés si votre dossier Parcoursup est moyen, mais cela ne dispense pas d’un travail acharné durant la première année.

Peut-on faire ses études dentaires en alternance ou à distance ?

Non, la formation en chirurgie-dentaire ne peut pas se faire en alternance ni à distance. La nature même de la profession exige une présence quotidienne : travaux pratiques sur mannequins, pratique clinique sur patients réels, stages hospitaliers obligatoires. Quelques modules théoriques peuvent être suivis en e-learning, mais cela représente moins de 5% du cursus total. Vous devez donc être prêt à vous investir à temps plein pendant 6 ans minimum, avec une présence physique quotidienne à la faculté.

Les études dentaires sont-elles compatibles avec un job étudiant ?

Durant les trois premières années, c’est franchement déconseillé. La charge de travail intense (45-60h hebdomadaires) ne laisse guère de place pour un emploi régulier. Vous risquez d’accumuler de la fatigue qui nuira à vos résultats. En revanche, à partir de la 4ème année, vous pouvez envisager des remplacements ponctuels le week-end (rémunérés 100-200€ la journée) qui complètent utilement vos revenus sans compromettre vos études. De nombreux étudiants financent ainsi leurs deux dernières années et constituent une première épargne pour leur future installation.

Faut-il obligatoirement faire une prépa pour réussir ?

Non, c’est un choix personnel. Les statistiques montrent que 50% des admis en deuxième année n’ont suivi aucune prépa privée. Votre réussite dépend avant tout de votre méthode de travail, votre régularité et votre motivation. Les prépas (coût 2 000-4 000€) apportent un encadrement structuré, des supports de cours de qualité et un suivi personnalisé qui peuvent rassurer certains étudiants. Mais un étudiant autonome, organisé et capable de travailler en groupe peut tout à fait réussir sans ce soutien payant. Évaluez honnêtement votre profil avant d’investir.

Quelle spécialité de terminale choisir pour maximiser ses chances ?

Le trio gagnant reste SVT + Physique-Chimie + Mathématiques, qui couvre l’ensemble des prérequis scientifiques. Si vous devez n’en choisir que deux, privilégiez SVT + Physique-Chimie qui sont les plus directement utiles. Les mathématiques complémentaires (option) suffisent amplement pour la première année de santé. Évitez les combinaisons trop littéraires (Histoire-Géo + SES + Humanités) qui vous pénaliseront fortement, sauf si vous les complétez avec au moins une mineure scientifique solide.

Jeune dentiste souriant avec un patient dans un cabinet moderne

Conclusion : Transformez Votre Rêve en Réalité

Vous voilà maintenant armé d’une vision complète et réaliste des facultés dentaires françaises. Oui, le chemin est exigeant avec une première année sélective et six années d’études intenses. Mais rappelez-vous que chaque année, plus de 1 200 étudiants franchissent ces obstacles et accèdent à une profession passionnante et valorisante.

Les 4 clés de votre réussite :

  1. Anticipez dès le lycée en choisissant les bonnes spécialités, en effectuant des stages d’observation et en construisant un dossier Parcoursup solide
  2. Organisez-vous méticuleusement durant la première année avec une méthode de travail efficace et un équilibre de vie préservé
  3. Choisissez stratégiquement votre faculté en tenant compte de tous les critères (réputation, coût de vie, spécialisations, réseau)
  4. Persévérez avec détermination car les études dentaires récompensent le travail régulier et l’engagement sur la durée

La profession de chirurgien-dentiste offre une combinaison rare : autonomie professionnelle, revenus confortables, équilibre vie professionnelle-vie personnelle, et satisfaction de soigner et soulager des patients chaque jour. Vous exercerez un métier manuel et intellectuel, humain et technologique, stable et évolutif.

Si vous ressentez cette passion pour la santé bucco-dentaire, si vous appréciez le contact humain et la précision manuelle, si vous êtes prêt à vous investir pleinement durant vos études, alors lancez-vous sans hésiter dans cette belle aventure. Des milliers de praticiens heureux ont emprunté ce chemin avant vous et ne regrettent pas leur choix.

Pour aller plus loin, consultez les sites officiels des 16 facultés dentaires, participez aux journées portes ouvertes (généralement en janvier-février), et n’hésitez pas à contacter des étudiants en odontologie via les réseaux sociaux des associations étudiantes. Votre dentiste pourra également partager son expérience et répondre à vos questions spécifiques.

Vous avez maintenant toutes les cartes en main. À vous de jouer !

Groupe d'étudiants en médecine dentaire célébrant leur diplôme

Note importante : Cet article a un but informatif et pédagogique. Les informations sur les modalités d’admission, les programmes et les coûts peuvent évoluer. Consultez toujours les sites officiels des facultés et de Parcoursup pour les informations les plus récentes. Pour toute question spécifique à votre situation personnelle, rapprochez-vous des services d’orientation de votre établissement ou contactez directement les facultés qui vous intéressent.

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