DYSCHROMIES DENTAIRES

DYSCHROMIES DENTAIRES

DYSCHROMIES DENTAIRES

Introduction

L’aspect naturel et esthétique d’une dent est déterminé par sa morphologie, sa position par rapport aux autres dents, mais aussi et essentiellement par sa teinte. Une dent présente une dyschromie si sa couleur s’écarte de sa couleur d’origine. La dyschromie varie quant à son étiologie, son aspect, sa composition, sa localisation (touchant une ou plusieurs dents, partielle ou totale), son intensité et sa ferme adhérence à la surface dentaire.

Différents Types de Dyschromies Dentaires

Les dyschromies qui touchent l’organe dentaire peuvent être d’origine extrinsèque ou intrinsèque.

Dyschromies Extrinsèques

Ce sont des dyschromies superficielles d’origines diverses, le plus souvent dues aux agents externes. Elles n’affectent en principe que la surface amélaire, mais peuvent, dans certains cas, colorer l’émail en profondeur par infiltration et aller quelquefois jusqu’au tissu dentinaire.

Classification de Hattab (1999)

Fondée essentiellement sur la couleur et la forme de la dyschromie :

  • Coloration brune : Tannins
  • Coloration tabagique
  • Coloration noire : Sulfure d’hydrogène et fer
  • Coloration orange : Flavobacterium lutenscens ou Serratia marcescens
  • Coloration verte : Penicillium, Aspergillus hétérotrophes
  • Coloration métallique : Argent, fer, mercure et cuivre
  • Coloration antiseptique

Mécanisme des Dyschromies Extrinsèques

Les pigments colorés contenus dans les aliments et les boissons, dits « chromatophores », se lient chimiquement aux tissus organiques contenus dans les zones interprismatiques et les fissures au niveau des groupes hydroxyles ou aminés.

Dyschromies Intrinsèques

Contrairement aux dyschromies extrinsèques qui affectent les surfaces dentaires, les dyschromies dites « intrinsèques » sont dues à l’incorporation de matériels chromogéniques au sein du complexe amélo-dentinaire, soit avant l’éruption de la dent (au cours de l’odontogenèse : pré-éruptives), soit après, dans la phase post-éruptive.

Dyschromies Intrinsèques Pré-Éruptives

Héréditaires
  • Maladies héréditaires affectant la couleur des dents.
Congénitales
  • Hyperbilirubinémie (pathologie hépatique du nouveau-né) : Coloration jaune ou verte.
  • Maladies hématiques (anémie et thalassémie) : Pigments rougeâtres au niveau de la dentine.

Dyschromies Intrinsèques Acquises

  • Fluoroses : Dyschromies intrinsèques dues à un excès de fluor.
  • Tétracyclines (Boksman et Jordan, 1983) : Coloration liée à l’usage de tétracyclines pendant la formation des dents.

Colorations Post-Éruptives

Ces phénomènes peuvent être :

  • Pathologiques : Processus carieux, traumatismes et leurs complications (nécrose pulpaire).
  • Physiologiques : Vieillissement de l’organe dentaire.
  • Iatrogènes : Liés aux thérapeutiques conservatrices (restaurations).
Types de Colorations Post-Éruptives
  • Dyschromies dues à la nécrose pulpaire et ses complications.
  • Dyschromies post-traumatiques.
  • Dyschromies par procédures iatrogènes.
  • Dyschromies dues au vieillissement physiologique de l’organe dentaire.
  • Colorations dues aux processus carieux.
  • Colorations dues aux matériaux dentaires.

Conclusion

Les effets de ces dyschromies sur le sourire sont extrêmement difficiles à assumer psychologiquement et socialement. Pour y faire face, des techniques ont été proposées depuis plusieurs décennies, permettant d’éclaircir ou, du moins, d’atténuer les effets disgracieux de ces dyschromies, de l’ensemble ou d’une partie des dents, qu’elles soient pulpées ou dépulpées.

DYSCHROMIES DENTAIRES

Voici une sélection de livres:

DYSCHROMIES DENTAIRES

À propos de CoursDentaire

L'Excellence Dentaire à Portée de Clic

Voir tous les articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *