Anesthésie en odontostomatologie, Anesthésiologie Dentaire

Anesthésie en Odontostomatologie : Guide Complet pour Étudiants en Médecine Dentaire

L’anesthésie représente un pilier fondamental de la pratique odontologique moderne. Maîtriser les différentes techniques anesthésiques permet non seulement de garantir le confort du patient, mais aussi d’optimiser les conditions opératoires pour le praticien.

Introduction : L’Importance de l’Anesthésie en Pratique Dentaire

L’anesthésie constitue un temps préliminaire obligatoire de tout acte chirurgical en médecine dentaire. Elle permet de supprimer les sensations douloureuses pendant l’intervention, qu’il s’agisse d’une extraction dentaire, d’un acte de chirurgie buccale, d’un détartrage ou de soins conservateurs.

Le choix de la technique anesthésique dépend de trois facteurs essentiels :

  • L’affection à traiter : nature pathologique, localisation, étendue et gravité
  • Le terrain du patient : état général, antécédents médicaux, allergies éventuelles
  • Le type d’intervention : durée prévue, complexité, zone anatomique concernée

En odontostomatologie, les techniques se déclinent en trois grandes catégories : l’anesthésie locale de surface, l’anesthésie par infiltration (locale ou tronculaire), et l’anesthésie générale, réservée à des situations exceptionnelles.

Matériel d'anesthésie dentaire

Anesthésie Locale de Surface : Techniques de Contact

L’anesthésie de surface vise à insensibiliser la muqueuse buccale ou la peau par contact direct, sans nécessiter d’injection. Son action reste brève, limitée et superficielle.

Indications Cliniques

Cette technique trouve son utilité dans plusieurs situations :

  • Avant injection chez l’enfant (réduction de l’anxiété et de la douleur)
  • Prises d’empreintes au maxillaire supérieur (contrôle du réflexe nauséeux)
  • Radiographies rétro-alvéolaires postérieures
  • Drainage de collections suppurées superficielles
  • Extraction de dents temporaires rhizolysées
  • Pose de couronnes prothétiques ou de bagues orthodontiques
  • Détartrage supra-gingival

Cryoanesthésie : L’Anesthésie par Réfrigération

Cette méthode consiste à projeter un liquide volatile directement sur la muqueuse, provoquant une chute brutale de température qui bloque les récepteurs dermiques. La muqueuse prend alors un aspect “blanc givré” caractéristique.

Produits disponibles :

  • Chlorure d’éthyle (Chélène) : Aujourd’hui abandonné en raison de sa haute inflammabilité, du risque de perte de connaissance par inhalation et des brûlures oculaires possibles
  • Tétrafluoro-dichloro-éthane (Frilj) : Utilisé actuellement, bien que son usage demeure limité en pratique courante

Anesthésie par Badigeonnage

Le produit anesthésique se présente sous forme de solution gélatineuse ou de gel (Xylocaïne à 5% le plus couramment).

Protocole d’application :

  1. Assèchement méticuleux de la zone opératoire
  2. Application à l’aide d’une boulette de coton imbibée
  3. Attente d’au moins une minute pour obtenir l’effet anesthésique

Principales indications :

  • Préparation du site avant anesthésie par infiltration (particulièrement au niveau palatin où la muqueuse est épaisse et adhérente)
  • Prévention des réflexes nauséeux
  • Détartrage

Mises en garde importantes :

  • Risque d’ingestion après applications multiples sans rinçage
  • Possibilité de brûlure muqueuse
  • Mordillement de la lèvre chez l’enfant (paresthésie)
  • Fausses routes en cas d’anesthésie laryngée accidentelle

Anesthésie par Tamponnement Narinaire

Cette technique moins courante implique l’imprégnation d’une mèche de Xylocaïne à 5% dans la partie antérieure des fosses nasales.

Effet recherché : Action sur les troncs nerveux à travers la membrane, permettant l’anesthésie des nerfs dentaires supérieurs antérieurs.

Indications spécifiques :

  • Énucléation d’un kyste du seuil narinaire
  • Lever un trismus inflammatoire (région ptérygo-maxillaire)
  • Extraction de dent incluse haute

Contre-Indications et Précautions

  • Éviter la cryoanesthésie chez l’enfant de moins de 6 ans
  • Ne jamais centrer le produit au niveau de l’oropharynx (risque de paralysie transitoire de la luette ou du pharynx, entraînant des fausses routes)

Anesthésie par Infiltration : Techniques Fondamentales

L’anesthésie par infiltration consiste à porter le produit anesthésique au contact des terminaisons nerveuses profondes à l’aide d’une seringue. Cette catégorie regroupe plusieurs techniques essentielles.

Matériel Nécessaire

  • Porte-carpule
  • Aiguille à usage unique (courte ou longue selon la technique)
  • Carpule d’anesthésique (généralement 1,7-1,8 ml)

Pour optimiser votre pratique clinique, l’utilisation d’un kit d’urgence dentaire est recommandée pour gérer toute complication éventuelle lors des procédures d’anesthésie.

Anesthésie Para-Apicale (Terminale)

Cette technique vise à insensibiliser le plexus péri-apical pour bloquer la gencive, l’alvéole, les ligaments et la pulpe dentaire.

Protocole en deux temps :

1er temps (vestibulaire) :

  • Introduction de l’aiguille au niveau de la ligne de réflexion vestibulaire
  • Positionnement en regard de l’apex de la dent concernée
  • Biseau de l’aiguille dirigé vers l’apex, contre l’os
  • Injection progressive de 2/3 de la carpule dès la pénétration

2ème temps (palatin) :

  • Injection du côté palatin à mi-distance entre collet et apex
  • Utilisation du 1/3 restant du produit
  • Injection très lente pour éviter l’escarre (la muqueuse palatine est épaisse, adhérente à l’os, avec une vascularisation terminale et une diffusion difficile du produit)

Caractéristiques cliniques :

  • Effet : Immédiat après injection
  • Durée : 30 à 60 minutes
  • Indications : Extraction de toutes les dents maxillaires, dents mandibulaires (sauf molaires), actes de chirurgie buccale

Anesthésie Intra-Ligamenteuse

Technique délicate permettant de porter le produit anesthésique au niveau de l’espace desmodontal.

Protocole technique :

1er temps :

  • Aiguille fine et rigide introduite perpendiculairement à l’axe dentaire
  • Enfoncement dans le bourrelet gingival inter-dentaire
  • Infiltration des ligaments circulaires (faces mésiale et distale)

2ème temps :

  • Orientation de l’aiguille parallèlement à la dent
  • Pénétration dans l’espace desmodontal vers l’apex

Indications particulières :

  • Extraction de dents arthritiques
  • Patients présentant des troubles de l’hémostase (hémophilie, maladie de von Willebrand)

Anesthésie Intra-Muqueuse

Simple infiltration directe de la muqueuse buccale, limitée au revêtement épithélial.

Applications cliniques :

  • Biopsies en chirurgie orale
  • Complément à l’anesthésie tronculaire
  • Exérèse de tumeurs bénignes

Durée d’action : 20 à 40 minutes

Anesthésie Intra-Osseuse

Technique sophistiquée visant à porter le produit anesthésique directement au contact des nerfs intra-osseux.

Principe technique (décrit par Nogue en 1907) :

  • Perforation de la corticale externe (strictement indolore car non innervée)
  • Injection du produit dans l’os spongieux à proximité immédiate des dents
  • Utilisation d’un appareil spécial pour perforation et injection

Indications principales :

  • Extraction dentaire chez patients avec troubles de l’hémostase
  • Préparation d’un site implantaire
  • Toutes interventions nécessitant une anesthésie profonde rapide

Avantages :

  • Effet anesthésique immédiat et profond
  • Durée : 15 à 20 minutes
  • Risque minimal de surdosage (quantité limitée)

Inconvénients :

  • Durée d’action brève
  • Risque de nécrose osseuse (interdiction d’utiliser un vasoconstricteur)
  • Nécessité de matériel coûteux et d’aiguilles spéciales
Technique d'anesthésie dentaire

Anesthésie Septale

Variante de l’anesthésie intra-osseuse nécessitant une seringue à carpule avec piston à crans permettant une injection sous forte pression.

Technique d’exécution :

  • Pointe de l’aiguille dirigée vers l’axe central du septum inter-dentaire
  • Inclinaison de 30 à 45°
  • Perforation de la corticale au niveau du septum

Points positifs :

  • Effet anesthésique immédiat
  • Faible risque de surdosage

Limites :

  • Durée d’action brève
  • Risque de nécrose osseuse
  • Matériel spécialisé nécessaire
Anesthésie septale

Anesthésie Tronculaire (Locorégionale) : Techniques Avancées

L’anesthésie tronculaire consiste à déposer la solution anesthésique au voisinage immédiat d’un tronc nerveux pour désensibiliser tout son territoire de distribution. Cette approche permet d’anesthésier une zone étendue avec une seule injection.

Indications Majeures en Odontostomatologie

  • Extraction dentaire en milieu infecté
  • Avulsion multiple de dents
  • Extraction des molaires mandibulaires
  • Chirurgie buccale : dents incluses, enclavées, désinclusion
  • Traitement des fractures mandibulaires
  • Énucléation de kystes maxillaires

Matériel et Produits

  • Carpule munie d’un système d’aspiration + aiguille longue à usage unique
  • Ou seringue intramusculaire jetable (≥ 2 ml)
  • Produit de référence : Xylocaïne 2-3% sans vasoconstricteur (de préférence)

Au Maxillaire Inférieur (Mandibule)

Anesthésie du Nerf Alvéolaire Inférieur (Épine de Spix)

C’est l’anesthésie régionale la plus fréquemment pratiquée en odontostomatologie.

Le point d’injection se situe au niveau de l’épine de Spix, là où le nerf pénètre dans le canal dentaire inférieur. Ce canal se localise au centre géométrique de la branche montante mandibulaire, sur une ligne parallèle située 1 cm au-dessus du plan d’occlusion molaire.

Technique en deux étapes :

1ère étape :

  • Repérage du triangle rétro-molaire délimité par les bords antérieurs externe et interne de la branche montante
  • Piqûre au milieu de ce triangle, 1 cm au-dessus du plan d’occlusion molaire
  • L’aiguille bute contre l’os situé à l’extérieur de la ligne oblique interne

2ème étape :

  • Rotation de la seringue pour contourner la ligne oblique interne
  • Enfoncement de l’aiguille jusqu’au contact osseux
  • Test d’aspiration obligatoire avant injection (zone très vascularisée)

Signes cliniques d’anesthésie efficace (après quelques minutes) :

  • Engourdissement de l’hémi-lèvre inférieure et de l’hémi-menton
  • Fourmillements au niveau latéral de la langue et de la commissure labiale du même côté (anesthésie concomitante du nerf lingual)

Indications : Extraction des molaires inférieures et toutes interventions sur la partie postérieure de la mandibule.

Causes d’échec (liées à une mauvaise technique) :

  • Injection trop haute : anesthésie de la région temporale
  • Injection trop basse : anesthésie limitée au nerf lingual
  • Injection trop postérieure : paralysie périphérique temporaire du nerf facial (angulation insuffisante)
  • Injection trop antérieure : point de pénétration inadéquat

Anesthésie du Nerf Lingual

Le nerf lingual peut être anesthésié simultanément lors de l’anesthésie à l’épine de Spix (proximité anatomique), mais peut également faire l’objet d’une anesthésie spécifique.

Indications particulières :

  • Interventions sur les bords de la langue (tumeurs)
  • Chirurgie du plancher buccal
  • Énucléation de kyste
  • Ablation de calculs de glande sous-maxillaire

Technique : Simple infiltration dans le plancher postérieur en dedans de la 3ème molaire inférieure, à environ 1 cm de la table interne.

Anesthésie du Nerf Buccal (Nerf Long Buccal)

Le nerf est intercepté sur son trajet vestibulaire superficiel, en regard de la dent de sagesse.

Particularité : Quelques gouttes suffisent à bloquer cette branche nerveuse.

Signes cliniques : Parfois fourmillements dans l’épaisseur de la joue, sinon asymptomatique.

Indications :

  • Chirurgie de la muqueuse vestibulaire des molaires
  • Complément à l’anesthésie du nerf dentaire inférieur

Anesthésie du Nerf Mentonnier

Permet l’anesthésie du bloc incisivo-canin et prémolaire par cathétérisation de l’orifice mentonnier.

Remarque clinique importante : Cette technique reste peu utilisée car l’anesthésie para-apicale est généralement suffisante. De plus, elle comporte des risques de lésion de l’artère et du nerf mentonnier (hématome, hypersensibilité).


Au Maxillaire Supérieur

La structure particulière de l’os alvéolaire maxillaire (hautement vascularisé et moins dense) rend l’anesthésie tronculaire moins nécessaire qu’à la mandibule. L’anesthésie para-apicale est généralement efficace.

Indications de l’anesthésie tronculaire maxillaire :

  • Présence d’une infection locale (contre-indication à l’infiltration)
  • Intervention longue et difficile (énucléation de tumeur, désinclusion dentaire, fracture maxillaire)

Techniques du Côté Palatin

Anesthésie du Nerf Naso-Palatin

Le nerf émerge du canal naso-palatin au niveau de la papille rétro-incisive, située à 4-8 mm du collet des incisives supérieures.

Technique d’exécution :

  • Seringue tenue parallèle à l’axe moyen des deux incisives supérieures
  • Pénétration rapide de l’aiguille au niveau de la papille rétro-incisive
  • Injection du contenu de la carpule (1,7-1,8 ml)

Zone anesthésiée : 1/3 antérieur de la voûte palatine

Intérêt clinique : Interventions palatines longues et profondes (énucléation d’un kyste du seuil narinaire, désinclusion dentaire)

Anesthésie du Nerf Grand Palatin (Palatin Postérieur)

L’orifice du canal palatin postérieur émerge entre la 2ème et la 3ème molaire supérieure, à 1-1,5 cm des collets, au niveau d’une dépression caractéristique.

Effet : Insensibilisation des 2/3 postérieurs de l’hémi-voûte palatine correspondante (jusqu’à la 1ère prémolaire)

Indications : Chirurgie de la partie postérieure du palais osseux

Techniques du Côté Vestibulaire

Anesthésie du Nerf Sous-Orbitaire (Nerfs Dentaires Antérieurs)

Le trou sous-orbitaire se situe à 1 cm au-dessous du plancher orbitaire, à la verticale de la pupille.

Protocole technique :

  1. Repérage du trou sous-orbitaire
  2. Piqûre au fond du vestibule entre les apex incisifs et canins
  3. Contrôle digital à travers les téguments de la progression de l’aiguille jusqu’au trou sous-orbitaire

Territoire anesthésié :

  • Incisives, canine et 2 prémolaires avec leur tissu de soutien vestibulaire
  • Lèvre supérieure
  • Paupière inférieure
  • Partie du nez du même côté

Anesthésie des Nerfs Alvéolaires Postéro-Supérieurs

Ces rameaux proviennent du rameau orbitaire du nerf maxillaire (V2).

Technique d’injection :

  • Injection dans la région rétro-tubérositaire
  • Aiguille rigide (≈ 6 cm) introduite en regard de l’apex de la 2ème molaire supérieure
  • Progression le long de la table externe
  • Contournement jusqu’au trou dentaire postérieur (profondeur : 2 cm)
  • Test d’aspiration obligatoire (région très vascularisée)

Territoires anesthésiés : Les 3 molaires supérieures et la gencive vestibulaire correspondante

Cabinet dentaire moderne

Anesthésie Générale : Indications Exceptionnelles

En chirurgie dentaire, l’anesthésie générale n’est jamais un choix de confort, mais une nécessité médicale dans certaines situations spécifiques.

Indications Strictes

  • Patients non coopérants : maladies neurologiques ou psychiatriques sévères, très jeunes enfants, patients présentant une déficience intellectuelle importante
  • Chirurgie extensive prévue : interventions longues et complexes
  • Échec de l’anesthésie locale : cas d’inflammation aiguë majeure
  • Allergie documentée aux anesthésiques locaux

Important à Retenir

L’anesthésie générale nécessite une infrastructure hospitalière adaptée, une équipe médicale pluridisciplinaire (chirurgien-dentiste, anesthésiste-réanimateur) et un bilan pré-opératoire complet. Elle ne doit jamais être envisagée comme une solution de facilité.


Conseils Pratiques pour une Anesthésie Réussie

Avant l’Anesthésie

  • Interrogatoire médical rigoureux : allergies, antécédents, traitements en cours
  • Explication au patient : réduire l’anxiété améliore l’efficacité
  • Vérification du matériel : aiguilles, carpules, système d’aspiration
  • Positionnement optimal : patient confortablement installé

Pendant l’Injection

  • Injection lente et progressive : minimise la douleur et les risques
  • Test d’aspiration systématique : éviter l’injection intravasculaire
  • Observation du patient : surveiller tout signe de malaise
  • Respect des zones anatomiques : précision du geste

Après l’Anesthésie

  • Vérification de l’efficacité : test au froid, pression, piqûre légère
  • Consignes post-opératoires : prévenir le mordillement chez l’enfant
  • Surveillance : rester attentif aux réactions allergiques tardives

Pour approfondir vos connaissances théoriques et cliniques, le Guide clinique d’odontologie constitue une référence complète pour les étudiants et jeunes praticiens.


Complications Possibles et Gestion

Complications Immédiates

Malaise vagal :

  • Signes : pâleur, sueurs, bradycardie
  • Conduite : position allongée, jambes surélevées, surveillance

Injection intravasculaire :

  • Prévention : test d’aspiration systématique
  • Signes : tachycardie, palpitations, vertiges
  • Conduite : arrêt immédiat, surveillance, oxygénation si nécessaire

Hématome :

  • Fréquent en région ptérygo-maxillaire
  • Prévention : technique rigoureuse, aspiration avant injection
  • Traitement : compression locale, surveillance

Complications Tardives

Paresthésies :

  • Rares mais possibles (traumatisme direct du nerf)
  • Évolution généralement favorable en quelques semaines
  • Consultation spécialisée si persistance

Trismus :

  • Après anesthésie à l’épine de Spix
  • Traitement : kinésithérapie, anti-inflammatoires, chaleur locale

Points Clés à Retenir pour les Examens

Anesthésie de Surface

✓ Action superficielle, brève et limitée ✓ Xylocaïne 5% : produit de référence ✓ Applications : avant injection, réflexe nauséeux, détartrage

Anesthésie Para-Apicale

✓ La plus fréquente au maxillaire supérieur ✓ Deux temps : vestibulaire (2/3) + palatin (1/3) ✓ Durée : 30-60 minutes

Figure 1 : Anesthésie para-apicale
Figure 1 : Anesthésie para-apicale

Anesthésie à l’Épine de Spix

✓ La plus importante au maxillaire inférieur ✓ Point de repère : triangle rétro-molaire ✓ Test d’aspiration obligatoire ✓ Signes : engourdissement lèvre + langue

Anesthésie intra-osseuse

Anesthésie Intra-Osseuse

✓ Effet immédiat et profond ✓ Durée brève (15-20 min) ✓ Pas de vasoconstricteur

Règles d’Or

  • Toujours aspirer avant d’injecter
  • Injection lente et progressive
  • Respecter l’anatomie
  • Surveiller le patient

Conclusion : Maîtriser l’Art de l’Anesthésie Dentaire

L’anesthésie constitue bien plus qu’un simple préalable technique : c’est un véritable acte médical qui conditionne la réussite de l’ensemble de la prise en charge. La maîtrise des différentes techniques anesthésiques repose sur trois piliers fondamentaux :

1. Connaissances anatomiques solides : comprendre les trajets nerveux, les rapports vasculaires et les variations anatomiques individuelles

2. Gestuelle technique rigoureuse : précision du geste, respect des protocoles, adaptation à chaque situation clinique

3. Approche patient-centrée : gestion de l’anxiété, communication efficace, surveillance attentive

La réussite de l’analgésie intra-orale ne dépend pas uniquement du choix du produit anesthésique, mais de l’interaction complexe entre le patient, son terrain physiologique, la pathologie à traiter, et la technique employée.

Pour les étudiants en médecine dentaire, l’apprentissage progressif de ces techniques, d’abord sous supervision puis en autonomie, constitue une étape essentielle du développement des compétences cliniques. La pratique régulière, associée à une formation continue, permettra d’acquérir la confiance et l’expertise nécessaires à une pratique sûre et efficace.

N’oubliez pas : chaque patient est unique, et l’adaptation de votre approche anesthésique à ses besoins spécifiques fait partie intégrante de l’excellence clinique.


Ressources Complémentaires pour Étudiants

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