Alliages Dentaires : Guide Complet
Les alliages dentaires constituent l’un des piliers fondamentaux de la prothèse moderne. Leur maîtrise est essentielle pour tout futur chirurgien-dentiste souhaitant exercer avec excellence.
Ce guide explore en profondeur les différentes familles d’alliages, leurs propriétés physico-chimiques, leurs applications cliniques, et les innovations récentes qui transforment notre pratique en 2025.
Qu’est-ce qu’un Alliage Dentaire ?

Un alliage dentaire résulte de la combinaison de deux métaux ou plus, obtenus à l’état fondu. Cette association permet d’obtenir des propriétés supérieures à celles des métaux purs.
Les caractéristiques finales de l’alliage varient considérablement selon le nombre de constituants et leur concentration respective. Cette modularité explique la grande diversité d’alliages disponibles aujourd’hui.
En pratique clinique, le choix d’un alliage spécifique dépend de nombreux facteurs : l’indication prothétique, les contraintes biomécaniques, les considérations esthétiques et économiques, ainsi que les profils de tolérance biologique des patients.
Classification des Alliages Dentaires
Classification Selon le Nombre de Constituants
Alliage binaire : composé de deux métaux uniquement (exemple : or-cuivre).
Alliage ternaire : association de trois métaux distincts (exemple : or-argent-cuivre).
Alliage quaternaire : combinaison de quatre métaux différents.
Alliage complexe : intègre plus de quatre métaux pour optimiser des propriétés spécifiques.
Cette classification purement descriptive aide à comprendre la complexité croissante des formulations modernes.
Classification Selon la Miscibilité à l’État Solide
L’alliage le plus simple forme une solution solide. Dans ce cas, les atomes de différents métaux se confondent dans un réseau cristallin unique.
Les métaux sont alors dits « solubles l’un dans l’autre à l’état solide ». Cette miscibilité influence directement les propriétés mécaniques et la résistance à la corrosion de l’alliage final.
Classification Selon la Valeur Économique

Alliages précieux : contiennent des métaux nobles comme l’or (Au), le platine (Pt) ou le palladium (Pd). Ces alliages offrent une biocompatibilité exceptionnelle mais leur coût reste élevé.
Alliages non précieux : composés de métaux tels que le cobalt (Co), le chrome (Cr) ou le nickel (Ni). Ils présentent un excellent rapport qualité-prix et dominent aujourd’hui le marché.
Depuis 2025, les nouveaux alliages précieux intègrent parfois de l’iridium et du ruthénium pour améliorer la résistance à l’usure et la longévité des restaurations.

Qualités Requises d’un Alliage Dentaire
Tout alliage destiné à un usage prothétique doit répondre à des exigences strictes et multiples.
Dureté suffisante : pour résister à l’usure liée aux forces masticatoires quotidiennes. Les sollicitations répétées imposent une résistance mécanique optimale.
Élasticité contrôlée : l’alliage doit pouvoir se déformer légèrement sous contrainte puis reprendre sa forme initiale sans déformation permanente.
Résistance à la rupture : face aux contraintes mécaniques intenses, notamment dans les zones postérieures, la solidité est primordiale.
Facilité de coulée : une mise en forme aisée facilite le travail du prothésiste et garantit la précision des restaurations.
Résistance à la corrosion : l’environnement buccal est particulièrement agressif (pH variable, enzymes salivaires, température fluctuante). L’alliage doit y résister durablement.
Inertie chimique : aucune réaction avec les liquides humoraux (salive, fluides gingivaux) ne doit se produire pour éviter la libération d’ions métalliques.
Non-toxicité absolue : l’absence totale de danger pour la santé générale du patient constitue un prérequis incontournable.
Biocompatibilité optimale : les tissus mous (gencive, muqueuse) doivent tolérer parfaitement le matériau sans inflammation chronique.
Ces critères, définis par les normes internationales ISO, garantissent la sécurité et la durabilité des dispositifs prothétiques.
Les Alliages Précieux

Les alliages précieux représentent le standard de référence pour les prothèses définitives de haute qualité. Ils couvrent une gamme étendue, des ors platinés jaunes traditionnels aux ors blancs fortement palladiés.
Composition des Alliages Précieux
Le pourcentage des constituants se mesure en carats pour l’or et en titre pour les autres métaux. Le système du carat divise l’alliage en 24 parties égales.
Or 24 carats : or chimiquement pur (100 % Au), trop mou pour un usage prothétique direct.
Or 22 carats : 22 parties d’or pur associées à 2 parties d’autres métaux pour améliorer les propriétés mécaniques.
Or 18 carats : 18 parties d’or combinées à 6 parties d’autres métaux. Cette composition constitue le standard le plus utilisé en dentisterie restauratrice.
Rôle des Différents Constituants
| Constituant | Rôle Principal | Effet sur l’Alliage |
|---|---|---|
| Or (Au) | Base de l’alliage | Coloration jaune caractéristique, augmente la résistance à la corrosion |
| Cuivre (Cu) | Renforçateur | Augmente significativement la résistance mécanique et la dureté |
| Argent (Ag) | Modificateur de teinte | Tend à blanchir l’alliage, améliore la malléabilité |
| Platine (Pt) | Durcisseur | Renforce la structure cristalline, élève le point de fusion |
| Palladium (Pd) | Alternative économique | Propriétés similaires au platine, coût moindre, excellente biocompatibilité |
| Zinc (Zn) | Désoxydant | En petites quantités, augmente la fluidité lors de la coulée |
Les innovations récentes incluent l’ajout d’iridium et de ruthénium dans certains alliages haut de gamme pour optimiser la résistance à l’usure.
Propriétés Physiques
Intervalle de fusion : entre 870 et 960 °C selon la composition exacte. Cette plage permet un travail de coulée relativement accessible.
Densité : généralement élevée (15 à 19 g/cm³), conférant une sensation de solidité appréciée par les patients.
Conductibilité thermique : moyenne, limitant les sensibilités thermiques chez les patients.
Propriétés Chimiques
La résistance à la corrosion des alliages précieux surpasse largement celle des alliages non précieux. Cette stabilité chimique garantit une durée de vie exceptionnelle.
La passivation naturelle de surface protège l’alliage contre l’oxydation et les attaques chimiques du milieu buccal.
Propriétés Biologiques
Plus la concentration en métaux nobles est élevée, meilleure est la tolérance biologique. Cette relation directe explique pourquoi les alliages à haute teneur en or restent le gold standard.
Les réactions allergiques sont exceptionnelles avec les alliages précieux purs. Seuls les constituants secondaires (cuivre notamment) peuvent occasionnellement poser problème.
Pour approfondir vos connaissances sur les prothèses utilisant ces alliages, le Guide clinique d’odontologie constitue une référence incontournable pour les étudiants et praticiens.
Les Alliages Non Précieux
Alliage Cobalt-Chrome (Co-Cr)

L’alliage cobalt-chrome représente aujourd’hui le matériau de choix pour les prothèses amovibles partielles. Ses propriétés mécaniques exceptionnelles et son coût maîtrisé expliquent son succès.
Composition Détaillée
Constituants Principaux
| Élément | Pourcentage | Rôle Fonctionnel |
|---|---|---|
| Cobalt (Co) | 60 % | Élément de base, confère la résistance mécanique fondamentale |
| Chrome (Cr) | 25 à 30 % | Résistance à la corrosion via formation d’une couche d’oxyde protectrice |
Constituants Secondaires
| Élément | Rôle Spécifique |
|---|---|
| Manganèse (Mn) | Augmente la fluidité de l’alliage fondu, facilite la coulée |
| Silicium (Si) | Améliore les caractéristiques de coulée |
| Molybdène (Mo) | Renforçateur de la structure cristalline |
| Tungstène (W) | Durcisseur, augmente la résistance à l’usure |
| Carbone (C) | Renforce les propriétés mécaniques (0,2 à 0,5 %) |
Applications Cliniques Spécifiques
Les alliages Co-Cr s’utilisent principalement pour :
Plaques prothétiques : bases de prothèses amovibles complètes et partielles offrant rigidité et légèreté.
Crochets : éléments de rétention grâce à leur élasticité contrôlée et leur résistance à la déformation permanente.
Châssis métalliques : structures des prothèses adjointes partielles, où la résistance mécanique est primordiale.
Depuis 2024, la fabrication additive par fusion laser sélective (SLM) révolutionne la production de châssis en Co-Cr, offrant une précision inégalée et une réduction des défauts de coulée.
Propriétés Physiques
Température de fusion : 1399 à 1454 °C, nécessitant un équipement de laboratoire spécialisé.
Module d’élasticité : élevé, permettant de concevoir des structures fines et rigides.
Densité : environ 8,5 g/cm³, conférant légèreté et solidité.
Propriétés Chimiques
Le chrome forme spontanément une couche d’oxyde (Cr₂O₃) à la surface de l’alliage. Cette passivation protège contre la corrosion.
Attention : le chlore peut attaquer les alliages contenant du chrome. Il faut éviter l’utilisation de solutions chlorées pour le nettoyage des prothèses.
Propriétés Biologiques et Considérations Réglementaires
Point d’attention majeur pour 2025 : depuis 2020, le cobalt métallique est classé comme substance CMR 1B (Cancérigène, Mutagène, Reprotoxique) par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).
Cette classification impose de nouvelles exigences réglementaires. Le règlement européen 2017/745 sur les dispositifs médicaux (MDR) exige désormais une justification spécifique pour l’utilisation du cobalt.
Les fabricants doivent démontrer qu’aucune alternative satisfaisante n’existe et fournir une analyse bénéfice-risque détaillée.
En pratique clinique, les problèmes proviennent souvent de prothèses mal conçues ou mal ajustées plutôt que de l’alliage lui-même. Une conception rigoureuse et un ajustement précis demeurent essentiels.
Alliage Nickel-Chrome (Ni-Cr)

L’alliage nickel-chrome a longtemps dominé le secteur des prothèses fixes. Toutefois, son usage décline progressivement en Europe en raison de préoccupations allergologiques.
Composition Précise
| Constituant | Pourcentage | Fonction Principale |
|---|---|---|
| Nickel (Ni) | 67 à 80 % | Base de l’alliage, confère ductilité et résistance |
| Chrome (Cr) | 12 à 20 % | Protection contre la corrosion |
| Molybdène (Mo) | Variable | Renforcement de la structure |
| Aluminium (Al) | Traces | Amélioration des propriétés mécaniques |
| Carbone (C) | Faible | Durcissement |
| Manganèse (Mn) | < 1 % | Fluidification |
| Silicium (Si) | < 1 % | Facilite la coulée |
| Béryllium (Be) | 0,2 à 0,5 % | Abaisse la température de fusion |
Applications en Dentisterie
Prothèses fixées : couronnes céramo-métalliques et bridges où la résistance mécanique et l’adhésion à la céramique sont cruciales.
Armatures métalliques : infrastructures invisibles sous la céramique cosmétique.
L’alliage Ni-Cr offre une excellente liaison mécano-chimique avec les céramiques dentaires, expliquant son succès historique en prothèse fixée.
Propriétés Physiques
Température de fusion : 1232 à 1343 °C, permettant une coulée relativement aisée.
Coefficient de dilatation thermique : proche de celui de certaines céramiques, favorisant la compatibilité céramo-métallique.
Propriétés Chimiques
La résistance à la corrosion, bien que satisfaisante, reste inférieure à celle des alliages d’or. L’environnement buccal acide peut entraîner une libération progressive d’ions nickel.
Cette libération ionique constitue la principale préoccupation clinique avec ces alliages.
Propriétés Biologiques et Précautions
Risque allergique : le nickel est l’allergène de contact le plus fréquent, touchant 10 à 15 % de la population féminine et 2 à 5 % de la population masculine.
Bérylliose professionnelle : le béryllium peut provoquer une maladie pulmonaire grave (formation de granulomes) lors de l’inhalation de vapeurs pendant la coulée. Les prothésistes doivent impérativement porter des équipements de protection respiratoire.
Depuis l’arrêté français du 6 mars 2009, l’utilisation du nickel dans les dispositifs médicaux est strictement encadrée. De nombreux praticiens privilégient désormais d’autres alternatives.
Pour maîtriser les techniques de prothèse fixée et amovible utilisant ces alliages, le livre Prothèse amovible partielle : Clinique et laboratoire offre une approche complète et illustrée.
Les Amalgames d’Argent

Bien que leur utilisation décline en raison de considérations esthétiques et environnementales, les amalgames d’argent ont marqué l’histoire de la dentisterie restauratrice.
Composition des Amalgames
| Constituant | Pourcentage | Rôle dans l’Amalgame |
|---|---|---|
| Argent (Ag) | 65 à 74 % | Base métallique principale |
| Étain (Sn) | 24 à 29 % | Réagit avec le mercure pour former la matrice |
| Cuivre (Cu) | 0 à 6 % | Augmente la résistance et réduit la corrosion |
| Mercure (Hg) | ~50 % après mélange | Agent plastifiant, réagit chimiquement avec les autres métaux |
Le mercure doit être de très haute pureté pour garantir des propriétés optimales. Sa proportion représente environ 50 % du poids total après trituration.
Réaction de Prise
L’amalgamation est une réaction chimique exothermique entre le mercure liquide et les poudres métalliques (alliage d’argent).
Cette réaction produit différentes phases cristallines qui confèrent à l’amalgame durci ses propriétés mécaniques caractéristiques.
Le temps de durcissement s’étale sur 24 heures, période pendant laquelle les contraintes occlusales doivent être évitées.
Applications Cliniques
Restauration des dents postérieures : molaires et prémolaires où les forces masticatoires sont importantes et l’esthétique moins critique.
Réfection des piliers : reconstitution corono-radiculaire (RCR) avant mise en place de couronnes complètes.
Matériau de choix historique : utilisé pendant plus d’un siècle avec des résultats cliniques très satisfaisants.
Considérations Contemporaines
Depuis 2018, la convention de Minamata sur le mercure encadre strictement l’utilisation des amalgames dentaires. De nombreux pays européens ont adopté des restrictions sévères, notamment pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 15 ans.
La tendance actuelle privilégie les composites et les céramiques pour des raisons esthétiques et environnementales.
Innovations et Tendances 2025
Fabrication Additive Métallique
La fusion laser sélective (SLM) transforme radicalement la production de prothèses métalliques. Cette technologie offre :
Précision exceptionnelle : réduction des marges d’erreur à moins de 50 microns.
Réduction des étapes : fabrication directe à partir de données numériques, sans étape de coulée traditionnelle.
Personnalisation optimale : adaptation parfaite à l’anatomie de chaque patient grâce à la CFAO.
Propriétés mécaniques supérieures : les alliages Co-Cr produits par SLM présentent une limite élastique et une résistance maximale supérieures aux alliages coulés traditionnels.
Ces avancées permettent de concevoir des châssis plus fins, plus légers et plus confortables pour les patients.
Nouveaux Alliages Biocompatibles
Face aux préoccupations réglementaires concernant le cobalt et le nickel, la recherche s’oriente vers :
Alliages de titane : le titane commercialement pur (CP Ti) et l’alliage Ti-6Al-4V gagnent en popularité. Bien que la coulée reste délicate, la fabrication additive offre de nouvelles perspectives.
Alliages à base de zircone : bien que techniquement céramique, la zircone présente des propriétés mécaniques comparables aux alliages métalliques tout en offrant une esthétique supérieure.
Alliages précieux enrichis : incorporation d’iridium et de ruthénium pour améliorer les performances sans compromis sur la biocompatibilité.
Traçabilité et Certification
Les nouvelles réglementations européennes (MDR 2017/745) imposent une traçabilité complète des alliages utilisés.
Chaque dispositif prothétique doit désormais être accompagné d’un certificat IdentAlloy précisant la composition exacte de l’alliage employé.
Cette transparence accrue protège à la fois les patients (identification des allergènes potentiels) et les professionnels (conformité réglementaire).
Critères de Sélection d’un Alliage
Facteurs Cliniques
Indication prothétique : prothèse fixée, amovible partielle, complète ? Chaque type impose des contraintes mécaniques différentes.
Zone anatomique : secteur antérieur (esthétique prioritaire) ou postérieur (résistance mécanique cruciale).
Forces occlusales : bruxisme, serrage, mastication puissante nécessitent des alliages ultra-résistants.
Présence de restaurations existantes : toujours privilégier l’homogénéité des alliages dans une même bouche pour éviter la corrosion galvanique.
Facteurs Patient
Antécédents allergiques : interrogatoire systématique sur les allergies aux métaux (bijoux, montres, boutons de jeans).
Tests allergologiques : en cas de doute, patch-tests cutanés avant la pose de prothèse.
Exigences esthétiques : certains patients refusent toute restauration métallique visible.
Considérations budgétaires : les alliages précieux restent significativement plus onéreux.
Facteurs Techniques
Équipement du laboratoire : certains alliages nécessitent des équipements spécialisés (four haute température, machine SLM).
Savoir-faire du prothésiste : la maîtrise technique varie selon les matériaux.
Compatibilité avec les revêtements céramiques : pour les restaurations céramo-métalliques, le coefficient de dilatation thermique doit être compatible.
Règles d’Or en Prothèse Métallique
Homogénéité impérative : ne jamais utiliser des alliages différents dans une même bouche. Cette règle prévient la corrosion galvanique résultant du contact entre métaux dissemblables en milieu salivaire.
Biocompatibilité prioritaire : toujours privilégier la tolérance biologique à l’économie. Un alliage moins cher mais allergisant génère des complications coûteuses à long terme.
Respect des normes : utiliser exclusivement des alliages certifiés ISO 22674 (alliages pour prothèse fixe) ou ISO 1562 (alliages pour prothèse amovible).
Documentation systématique : conserver les certificats IdentAlloy dans le dossier patient pour référence future et traçabilité médico-légale.
Formation continue : les évolutions réglementaires et technologiques imposent une actualisation régulière des connaissances.

Perspectives d’Avenir
Alliages Intelligents
La recherche explore actuellement les alliages à mémoire de forme, capables de s’adapter aux variations thermiques buccales. Ces matériaux pourraient révolutionner la conception des crochets de prothèses amovibles.
Les nano-alliages, incorporant des nanoparticules pour améliorer les propriétés antimicrobiennes et réduire l’adhésion bactérienne, font également l’objet d’études prometteuses.
Alternatives aux Métaux
Le développement de polymères haute performance et de céramiques renforcées pourrait progressivement réduire la dépendance aux alliages métalliques, particulièrement en prothèse fixée.
La zircone translucide de nouvelle génération offre désormais des propriétés mécaniques comparables au métal tout en garantissant une esthétique optimale.
Réglementation en Évolution
Les prochaines années verront probablement un renforcement des restrictions concernant certains métaux (cobalt, nickel, béryllium).
L’industrie dentaire devra s’adapter en développant des alternatives tout aussi performantes mais plus sûres pour les patients et les professionnels.
Ressources Complémentaires pour Approfondir
Pour consolider vos connaissances en prothèse et maîtriser l’utilisation clinique des alliages dentaires, plusieurs ressources sont incontournables.
Ouvrages de Référence
Le Guide clinique d’odontologie offre une vision complète et pratique de la dentisterie contemporaine, incluant des protocoles détaillés sur le choix et l’utilisation des matériaux prothétiques.
L’ouvrage Prothèse complète : Clinique et laboratoire détaille les techniques de réalisation des prothèses amovibles complètes utilisant les alliages Co-Cr.
Pour les étudiants préparant l’internat en odontologie, les Annales corrigées de l’internat en odontologie 2022-2024 proposent de nombreux cas cliniques et QCM sur les matériaux dentaires.
Plateforme d’Entraînement en Ligne
Pour tester vos connaissances sur les alliages dentaires et l’ensemble du programme d’odontologie, la plateforme ResiDentaire™ propose des QCM actualisés et des cas cliniques interactifs.
Cette ressource pédagogique permet aux étudiants de s’entraîner efficacement pour les examens et l’internat, avec des questions ciblées sur la prothèse, les matériaux dentaires et l’ensemble des disciplines odontologiques.
Conclusion
La maîtrise des alliages dentaires constitue un pilier fondamental de la pratique prothétique moderne. Chaque famille d’alliages présente des avantages et des limites spécifiques que le praticien doit parfaitement connaître.
Les alliages précieux restent le gold standard en termes de biocompatibilité et de longévité, malgré leur coût élevé. Les alliages Co-Cr dominent le secteur de la prothèse amovible grâce à leurs excellentes propriétés mécaniques, bien que leur classification CMR impose désormais une vigilance accrue.
Les innovations technologiques, notamment la fabrication additive métallique, ouvrent de nouvelles perspectives enthousiasmantes. Parallèlement, l’évolution réglementaire impose une adaptation constante de nos pratiques.
L’avenir de la prothèse dentaire s’oriente vers des matériaux toujours plus biocompatibles, esthétiques et durables. La formation continue et la veille scientifique demeurent essentielles pour offrir à nos patients des soins de qualité optimale.
En tant que futurs praticiens, votre compréhension approfondie des alliages dentaires vous permettra de faire des choix éclairés, d’anticiper les complications potentielles et d’assurer le succès à long terme de vos restaurations prothétiques.
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Dernière mise à jour : Février 2025
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