Anatomie de la Mandibule : Guide Complet en Odontologie
Mots-clés : anatomie mandibule, maxillaire inférieur, anatomie dentaire, odontologie, ATM, condyle mandibulaire, branche montante
Introduction : Pourquoi la Mandibule est un Incontournable de l’Anatomie Dentaire
La mandibule est l’une des structures les plus importantes de la face, et sa maîtrise est absolument fondamentale pour tout étudiant en chirurgie dentaire. Véritable clé de voûte de la sphère oro-faciale, elle conditionne non seulement la mastication et la phonation, mais aussi toute une série d’actes cliniques : anesthésies locorégionales, avulsions, poses d’implants, réhabilitations prothétiques.
Contrairement aux autres os de la face, la mandibule est l’unique os mobile du massif facial. Cette singularité anatomique en fait un sujet d’étude riche, à la croisée de l’ostéologie, de la myologie et de la neurologie.
Dans ce guide, vous trouverez une description complète et structurée de l’anatomie mandibulaire, enrichie de repères cliniques, de cas concrets et d’erreurs fréquentes à éviter lors de l’examen ou de la pratique.

mandible bone anatomy 3D illustrationI. Vue d’Ensemble : Qu’est-ce que la Mandibule ?
La mandibule, ou maxillaire inférieur, est un os impair, médian et symétrique, situé à la partie inférieure de la face. C’est le seul os mobile de la face ; il s’articule de chaque côté avec l’os temporal par l’intermédiaire des articulations temporo-mandibulaires (ATM).
Sur le plan morphologique, la mandibule est constituée de trois parties principales :
- Le corps (arc mandibulaire)
- Les deux branches montantes (droite et gauche)
Cette architecture lui confère une forme caractéristique en fer à cheval, facilement reconnaissable dès les premiers cours d’anatomie.
II. Le Corps Mandibulaire (Arc Mandibulaire)
Le corps présente la forme d’un fer à cheval, avec deux faces (antérieure et postérieure) et deux bords (supérieur et inférieur).

A. La Face Antérieure
La face antérieure est la plus accessible à l’observation clinique directe. Elle présente plusieurs repères anatomiques essentiels :
- La symphyse mentonnière : située dans la partie médiane, elle représente la zone de fusion embryologique des deux ébauches osseuses. Elle se termine en bas par l’éminence mentonnière, saillie caractéristique propre à l’espèce humaine.
- Les fossettes mentonnières : dépression de chaque côté de la symphyse.
- La ligne oblique externe : naît de chaque côté de la fossette mentonnière et se dirige vers le bord antérieur de la branche montante. Elle sert notamment d’insertion à certaines fibres du muscle buccinateur.
- Le trou mentonnier : situé en aplomb de la deuxième prémolaire inférieure, il livre passage au nerf et aux vaisseaux mentonniers, branches terminales du pédicule alvéolaire inférieur. C’est un repère clinique capital pour les anesthésies para-apicales de la région prémolaire.
Repère clinique : Le trou mentonnier se projette généralement entre les apex des deux prémolaires inférieures. Sa position peut varier selon les individus et les groupes ethniques, ce qui impose de le localiser précisément avant toute intervention dans cette zone.

B. La Face Postérieure
La face postérieure, concave, est orientée vers la cavité buccale. On y distingue :
- Les quatre apophyses géni (ou épines mentonnières) : situées au-dessus du bord inférieur, sur la ligne médiane.
- Les deux apophyses géni supérieures : insertions des muscles génio-glosses, moteurs de la langue.
- Les deux apophyses géni inférieures : insertions des muscles génio-hyoïdiens, impliqués dans la déglutition.
- La ligne oblique interne (ou ligne mylo-hyoïdienne) : part des apophyses géni et divise la face postérieure en deux surfaces triangulaires :
- La fossette sub-linguale (supérieure) : en rapport avec la glande sub-linguale.
- La fossette sous-maxillaire (inférieure et postérieure) : en rapport avec la glande submandibulaire.
- La fossette digastrique (inférieure et antérieure) : insertion du ventre antérieur du muscle digastrique.

C. Les Bords du Corps
- Le bord supérieur (ou bord alvéolo-dentaire) : supporte les alvéoles dentaires et, par conséquent, les dents inférieures (incisives, canines, prémolaires et molaires). C’est un bord capital en implantologie et en parodontologie.
- Le bord inférieur (ou base mandibulaire) : épais et mousse, il constitue la limite inférieure visible de la mandibule. Il est palpable sur le patient et représente un repère de surface pour les anesthésies et les abords chirurgicaux.

III. Les Branches Montantes
Les deux branches montantes (ou branches verticales) s’élèvent de chaque côté à l’arrière du corps mandibulaire. Elles présentent deux faces et quatre bords.
A. La Face Externe
La face externe est marquée par :
- La crête externe du condyle
- Un champ rugueux en dessous de cette crête, zone d’insertion des fibres du muscle masséter, puissant muscle élévateur de la mandibule.

B. La Face Interne
Plus complexe sur le plan clinique, la face interne présente :
- L’orifice d’entrée du canal dentaire inférieur : il se dirige obliquement en bas et en avant dans l’épaisseur de la mandibule.
- L’épine de Spix (ou lingula mandibulaire) : saillie osseuse en avant de cet orifice. Elle représente le repère osseux de l’anesthésie tronculaire au nerf alvéolaire inférieur, l’une des techniques d’anesthésie les plus pratiquées en cabinet dentaire.
- Le canal dentaire inférieur : creusé dans l’épaisseur osseuse depuis l’épine de Spix jusqu’au trou mentonnier. Il contient le nerf alvéolaire inférieur, l’artère et la veine alvéolaires inférieures.
- Le sillon mylo-hyoïdien : prolongement en bas et en avant de l’orifice du canal, dans lequel chemine le nerf mylo-hyoïdien.
Point clinique important : La connaissance précise de la position de l’épine de Spix est indispensable pour réussir l’anesthésie mandibulaire tronculaire à l’épine de Spix. Une injection trop haute ou trop basse entraîne un échec anesthésique fréquent chez les praticiens débutants.
C. Le Bord Supérieur : Condyle, Apophyse Coronoïde et Échancrure Sigmoïde
Le bord supérieur de la branche montante présente trois éléments majeurs :
1. Le Condyle Mandibulaire
Le condyle est une saillie articulaire ellipsoïde, légèrement déjetée en dedans, aplatie d’avant en arrière. Il comprend :
- Une face supérieure (pôle supérieur) qui s’articule avec le condyle temporal dans la fosse mandibulaire du temporal, constituant ainsi l’ATM.
- Une face postérieure lisse et non articulaire.
- Le col du condyle (ou col du processus condylaire) : zone de jonction entre le condyle et la branche montante. C’est une zone de fragilité mécanique, fréquemment impliquée dans les fractures condyliennes, notamment chez l’enfant.
À noter également la fossette ptérygoïdienne (sur la face antérieure du col), zone d’insertion du muscle ptérygoïdien latéral, moteur essentiel de l’ouverture buccale et des mouvements de diduction.
2. L’Apophyse Coronoïde
L’apophyse coronoïde est une lame osseuse verticale, aplatie de dehors en dedans, située en avant du condyle. Elle sert d’insertion aux fibres profondes et antérieures du muscle temporal. En cas de fractures ou d’ankyloses, elle peut être impliquée dans des limitations d’ouverture buccale importantes.
3. L’Échancrure Sigmoïde (ou Incisure Mandibulaire)
Concave vers le haut, l’échancrure sigmoïde sépare le condyle de l’apophyse coronoïde. Elle constitue un couloir par lequel passe le pédicule massétérin (vaisseaux et nerf masséterins), et peut servir de voie d’abord chirurgicale.
IV. Repères Anatomiques Récapitulatifs : Tableau des Structures Mandibulaires
Voici une synthèse visuelle des principales structures de la mandibule et de leur intérêt clinique.
Quelle Structure de la Mandibule est la Plus Importante Cliniquement ?
Chaque structure a sa propre importance selon le contexte clinique. Ce tableau vous aide à mémoriser rapidement les correspondances anatomie–clinique.
| Structure | Localisation | Muscle/Nerf associé | Intérêt clinique |
|---|---|---|---|
| Symphyse mentonnière | Face antérieure, ligne médiane | — | Repère chirurgical, prélèvement osseux |
| Éminence mentonnière | Bas de la symphyse | — | Caractère humain, morphologie |
| Trou mentonnier | Face ant., aplomb 2e PM | Nerf mentonnier | Anesthésie para-apicale |
| Apophyses géni | Face post., ligne médiane | Génio-glosse, génio-hyoïdien | Chirurgie orthognatique |
| Ligne mylo-hyoïdienne | Face postérieure | Muscle mylo-hyoïdien | Plancher buccal, implantologie |
| Épine de Spix | Face interne, branche montante | Nerf alvéolaire inférieur | Anesthésie tronculaire |
| Canal dentaire inférieur | Branche montante → trou mentonnier | Pédicule alvéolaire inférieur | Implantologie, chirurgie |
| Condyle | Bord sup. branche montante | Ptérygoïdien latéral | ATM, fractures, prothèse |
| Apophyse coronoïde | Bord sup. branche montante | Temporal | Trismus, ankyloses |
| Échancrure sigmoïde | Entre condyle et coronoïde | Nerf masséterien | Voie d’abord chirurgicale |
V. Erreurs Fréquentes à Éviter en Anatomie Mandibulaire
Que ce soit lors des examens écrits, des dissections ou en pratique clinique, certaines confusions reviennent systématiquement. Voici les plus importantes à corriger dès maintenant.
Erreur 1 – Confondre les Apophyses Géni Supérieures et Inférieures
Le problème : Beaucoup d’étudiants inversent les insertions musculaires : ils attribuent les génio-glosses aux apophyses géni inférieures, et vice versa.
La conséquence : Une erreur rédhibitoire aux épreuves d’anatomie et une incompréhension de la physiologie linguale.
La bonne pratique : Mémorisez par logique anatomique — le génio-glosse est un muscle de la langue, organe situé en haut de la bouche → apophyses supérieures. Le génio-hyoïdien descend vers l’os hyoïde → apophyses inférieures.
Erreur 2 – Négliger la Variabilité de Position du Trou Mentonnier
Le problème : On apprend que le trou mentonnier est “en aplomb de la 2e prémolaire”, et on le cherche systématiquement à cet endroit sans vérification radiologique.
La conséquence : Risque de lésion du nerf mentonnier lors d’une avulsion, d’une chirurgie ou d’une pose d’implant.
La bonne pratique : Toujours localiser le trou mentonnier sur un panoramique dentaire ou un cone beam avant toute intervention à proximité. Sa position varie entre la 1re et la 2e prémolaire dans 20 à 30 % des cas.
Erreur 3 – Oublier la Fossette Ptérygoïdienne dans la Description du Condyle
Le problème : La description du condyle s’arrête souvent à sa face supérieure articulaire et à son col, oubliant la fossette ptérygoïdienne sur sa face antérieure.
La conséquence : Incompréhension du mécanisme d’ouverture buccale (rôle du ptérygoïdien latéral) et lacune aux oraux d’anatomie.
La bonne pratique : Toujours décrire le condyle en incluant ses quatre faces : supérieure (articulaire), postérieure (non articulaire), antérieure (fossette ptérygoïdienne) et le col.
Erreur 4 – Croire que l’Épine de Spix est Visible Intra-oralement à l’Œil Nu
Le problème : Certains étudiants cherchent à visualiser directement l’épine de Spix lors de l’anesthésie tronculaire, alors qu’elle n’est pas accessible à la vue dans la majorité des cas.
La conséquence : Technique d’anesthésie incorrecte, taux d’échec élevé, injection péri-vasculaire possible.
La bonne pratique : L’épine de Spix se repère par la palpation et par des repères muqueux (pli ptérygo-mandibulaire, plan d’occlusion). L’injection se fait “à l’aveugle” selon des critères bien codifiés, qu’il faut apprendre et répéter.
Erreur 5 – Assimiler Branche Montante et Corps Mandibulaire dans les Fractures
Le problème : Lors de la présentation d’un cas radiologique de fracture mandibulaire, certains étudiants ne distinguent pas clairement les fractures du corps, de l’angle et de la branche montante.
La conséquence : Erreur de classification, mauvaise compréhension des traitements appropriés.
La bonne pratique : Identifiez systématiquement les zones anatomiques sur le panoramique : corps (entre symphyse et angle), angle mandibulaire, branche montante, condyle/sous-condylaire, apophyse coronoïde. Chaque localisation a sa propre prise en charge.
Erreur 6 – Oublier que le Canal Dentaire Inférieur peut se Bifurquer
Le problème : On apprend le trajet classique unique du canal, mais on ignore sa variabilité anatomique.
La conséquence : Risque chirurgical sous-estimé lors des avulsions de molaires de sagesse inférieures ou de la pose d’implants en secteur postérieur.
La bonne pratique : Toujours analyser le cone beam préopératoire pour cartographier le trajet exact du canal dentaire inférieur, notamment en regard des racines des 3es molaires.
VI. Cas Cliniques Commentés
Cas Clinique 1 – Anesthésie Tronculaire Ratée chez un Étudiant en Stage
Présentation : Maxime, 22 ans, patient en bonne santé générale, consulte pour une avulsion de la 46 (première molaire inférieure droite) sur carie profonde. Lors du stage clinique, l’étudiant réalise une anesthésie tronculaire à l’épine de Spix.
Problématique : Après l’injection, le patient signale que sa lèvre inférieure est bien anesthésiée, mais la dent reste sensible. L’avulsion est douloureuse malgré un délai d’attente suffisant.
Analyse anatomique : L’anesthésie de la lèvre (via le nerf mentonnier) indique que le nerf alvéolaire inférieur a bien été atteint dans son segment distal. La persistance de la sensibilité dentaire peut s’expliquer par : un accessoire nerveux (nerf mylohyoïdien innervant parfois les molaires inférieures), une injection trop distale par rapport à l’épine de Spix, ou un variant anatomique du canal dentaire.
Prise en charge : Complément d’anesthésie intra-ligamentaire, et si nécessaire infiltration au niveau du sillon mylo-hyoïdien pour bloquer le nerf éponyme. La maîtrise des variantes anatomiques du canal dentaire inférieur est indispensable.
Point clé de l’article : La connaissance précise de la topographie de l’épine de Spix et de ses repères muqueux est la condition sine qua non d’une anesthésie tronculaire efficace.
Cas Clinique 2 – Fracture Condylienne après Traumatisme chez l’Enfant
Présentation : Emma, 8 ans, amenée aux urgences dentaires par ses parents après une chute de vélo. Elle présente une douleur à l’ouverture buccale, une déviation de la mandibule à l’ouverture et une limitation à 20 mm.
Problématique : Sur le panoramique dentaire, on observe un déplacement du condyle gauche sans enfoncement dans la fosse temporale. Le diagnostic de fracture sous-condylienne gauche est posé.
Rappel anatomique : Le col du condyle, zone de jonction entre le condyle et la branche montante, est la zone de moindre résistance mécanique de la branche montante. Chez l’enfant, la mandibule encore en croissance présente un os moins compact et plus susceptible aux fractures en ce point.
Prise en charge : Traitement fonctionnel conservateur par diète molle pendant 3 à 4 semaines, physiothérapie d’ouverture buccale, et surveillance de la croissance mandibulaire sur 18 mois. Chez l’enfant, le potentiel de remodelage est excellent, et la chirurgie est rarement indiquée.
Point clé : Le col du condyle est la zone de fragilité mécanique de la branche montante, particulièrement chez l’enfant. Sa connaissance anatomique oriente directement le diagnostic radiologique et la conduite thérapeutique.

Cas Clinique 3 – Pose d’Implant et Lésion du Canal Dentaire Inférieur
Présentation : Monsieur D., 58 ans, édentécomplet en secteur postérieur inférieur gauche, est adressé pour une réhabilitation implanto-portée en 35-36-37.
Problématique : Lors de la lecture du panoramique préopératoire, le canal dentaire inférieur semble proche des crêtes alvéolaires. Un cone beam est prescrit : il révèle une distance nerf-crête de seulement 7 mm en regard du site 36, avec un trajet sinueux du canal.
Prise en charge : Le plan de traitement est modifié : implants courts de 6 mm pour la zone 36, guide chirurgical numérique pour sécuriser les axes. Une distance de sécurité minimale de 2 mm entre l’apex implantaire et le canal est respectée. Un dentifrice doux post-opératoire comme le Sensodyne Sensibilité & Gencives est recommandé pour les soins d’entretien à domicile.
Résultat : Aucune complication neurologique. Intégration implantaire complète à 6 mois.
Point clé : L’analyse tridimensionnelle du trajet du canal dentaire inférieur par cone beam est indispensable avant toute pose d’implant en secteur postérieur inférieur.
VII. Foire Aux Questions (FAQ)
Pourquoi dit-on que la mandibule est le seul os mobile de la face ?
Tous les autres os de la face (maxillaire, os propres du nez, zygoma, etc.) sont des os fixes, solidement articulés entre eux et avec le crâne par des sutures immobiles. La mandibule, elle, est reliée au temporal par une articulation synoviale bilatérale (l’ATM) qui lui permet de se déplacer dans les trois plans de l’espace : abaissement/élévation, propulsion/rétropulsion, diduction. Cette mobilité est indispensable à la mastication, la déglutition et la phonation.
Qu’est-ce que l’épine de Spix et pourquoi est-elle si importante en pratique clinique ?
L’épine de Spix (ou lingula mandibulaire) est une petite saillie osseuse située sur la face interne de la branche montante, en avant de l’orifice d’entrée du canal dentaire inférieur. Son importance clinique est capitale : c’est le repère osseux de l’anesthésie tronculaire du nerf alvéolaire inférieur, technique indispensable pour toute intervention sur les dents mandibulaires postérieures. L’aiguille est dirigée vers l’épine de Spix pour déposer l’anesthésique à proximité du nerf avant qu’il ne pénètre dans le canal.
Quelle est la différence entre le condyle et l’apophyse coronoïde ?
Ce sont les deux saillies du bord supérieur de la branche montante, séparées par l’échancrure sigmoïde. Le condyle (ou processus condylaire) est postérieur : c’est la partie articulaire de la mandibule, qui s’articule avec le temporal pour former l’ATM. L’apophyse coronoïde est antérieure : c’est une lame osseuse verticale non articulaire, qui sert d’insertion au muscle temporal.
Le canal dentaire inférieur peut-il varier dans son trajet ?
Oui, et c’est une donnée clinique fondamentale. Le trajet “classique” décrit dans les manuels est une généralisation. En réalité, le canal peut se bifurquer, prendre un trajet plus haut ou plus bas que prévu, ou se rapprocher dangereusement des apex des molaires de sagesse. C’est pourquoi un cone beam préopératoire est systématiquement recommandé avant toute chirurgie en secteur molaire inférieur.
Quelles sont les fractures les plus fréquentes de la mandibule ?
Par ordre de fréquence, on trouve : les fractures condyliennes et sous-condyliennes (30 à 36 % des cas), les fractures de l’angle mandibulaire (souvent liées aux 3es molaires incluses), et les fractures parasymphysaires. Les fractures condyliennes sont particulièrement fréquentes chez l’enfant, en raison de la vulnérabilité du col du condyle lors des traumatismes en compression axiale (chute sur le menton).
Comment localiser le trou mentonnier sur un patient ?
Le trou mentonnier est généralement situé en aplomb de la deuxième prémolaire inférieure, à mi-hauteur de la mandibule entre le bord alvéolaire et le bord basilaire. Sur le plan clinique, il est repéré par palpation douce (sensation de paresthésie ou de décharge électrique au toucher), et confirmé sur un panoramique dentaire. Sa position exacte doit toujours être vérifiée avant toute injection ou intervention chirurgicale dans la région prémolaire.
Quel livre recommandes-tu pour approfondir l’anatomie dentaire en odontologie ?
Pour les étudiants souhaitant consolider leurs bases, le Guide clinique d’odontologie est une référence complète et bien illustrée. Pour les préparations aux épreuves de l’internat, les Annales corrigées de l’internat en odontologie 2022-2024 sont un outil de révision incontournable.
Quelle est la pertinence de l’anatomie mandibulaire pour l’implantologie ?
Elle est totale. En implantologie mandibulaire, trois structures anatomiques conditionnnent directement la faisabilité et la sécurité d’une pose : le canal dentaire inférieur (distance de sécurité ≥ 2 mm), le trou mentonnier (risque de lésion lors du forage), et la quantité osseuse disponible en hauteur et en largeur (bord alvéolaire et bord basilaire). Une analyse cone beam minutieuse de toutes ces structures est impérative avant toute planification implantaire.
Conclusion : Maîtriser la Mandibule, c’est Maîtriser la Clinique
La mandibule n’est pas simplement un “os à mémoriser” pour l’examen d’anatomie. C’est une structure vivante, dynamique, dont chaque relief a une signification fonctionnelle et clinique directe.
En retenant les points clés suivants, vous aurez une solide base pour progresser :
- Le trou mentonnier : repère d’anesthésie et zone à risque chirurgical.
- L’épine de Spix : point cible de l’anesthésie tronculaire inférieure.
- Le canal dentaire inférieur : structure neurovasculaire à localiser systématiquement avant toute chirurgie.
- Le col du condyle : zone de fragilité mécanique, surtout chez l’enfant.
- La ligne mylo-hyoïdienne : frontière entre les deux loges du plancher buccal.
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