L’Interprétation des Bilans Biologiques en Parodontologie : Guide Complet en Médecine Dentaire
Introduction : Pourquoi Maîtriser l’Interprétation des Bilans Biologiques ?
En tant que futur chirurgien-dentiste, vous serez confronté quotidiennement à des situations cliniques complexes nécessitant une approche globale du patient. Les bilans biologiques constituent un outil diagnostique essentiel qui va bien au-delà de la simple prescription d’analyses.
Un bilan biologique permet de doser certains éléments dans le sang, les selles, l’urine ou l’air expiré. Dans le contexte parodontal, cette démarche est parfois indispensable pour confirmer un diagnostic, objectiver l’efficacité d’un traitement et suivre l’évolution de l’état de santé du patient.
Selon plusieurs études récentes, environ 30% des maladies parodontales sont associées à des pathologies systémiques sous-jacentes détectables par des examens biologiques. D’où l’importance de savoir prescrire et interpréter ces analyses.

Les Indications Cliniques des Examens Biologiques
Quand Prescrire un Bilan Biologique ?
La prescription d’examens biologiques en parodontologie répond à plusieurs objectifs précis :
Confirmation ou infirmation du diagnostic : Les examens complémentaires permettent d’étayer vos hypothèses cliniques et d’éviter les erreurs diagnostiques.
Diagnostic des maladies systémiques : De nombreuses pathologies générales se manifestent d’abord au niveau de la cavité buccale. Le diabète, l’anémie, la leucémie ou les troubles de la coagulation peuvent être détectés lors d’un examen bucco-dentaire approfondi.
Prise en charge des patients à risque : Certains patients nécessitent un contrôle strict de leurs constantes biologiques avant, pendant et après les interventions parodontales. C’est le cas notamment des diabétiques, des cardiopathes ou des patients sous anticoagulants.
Classification des Examens Biologiques
Les examens biologiques se déclinent en cinq grandes catégories :
- Examens hématologiques (étude du sang)
- Examens biochimiques (dosages enzymatiques et métaboliques)
- Examens microbiologiques (identification des agents infectieux)
- Examens immunologiques (recherche d’anticorps et d’antigènes)
- Examens anatomopathologiques (analyse tissulaire)
I. Les Examens Hématologiques : Comprendre la Numération Formule Sanguine

L’Hémogramme ou NFS : Un Examen Fondamental
L’hémogramme, également appelé Numération Formule Sanguine (NFS), constitue l’examen hématologique de base. Il permet une étude quantitative et qualitative des éléments figurés du sang.
Objectifs principaux de l’hémogramme :
- Diagnostic des hémopathies bénignes et malignes
- Mise en évidence d’un syndrome infectieux (leucocytose)
- Identification des cellules normalement absentes du sang circulant
Décryptage des Paramètres de l’Hémogramme
Les Globules Rouges (GR) et Leurs Indices
Nombre de GR : Bien que le nombre absolu de globules rouges présente un intérêt limité en pratique courante, il permet de suspecter une polyglobulie lorsqu’il est élevé.
Hémoglobine (Hb) : Un taux d’hémoglobine inférieur à la normale définit une anémie. Chez l’homme, les valeurs normales se situent entre 13 et 17 g/dL, et entre 12 et 16 g/dL chez la femme.
L’anémie en parodontologie peut révéler :
- Une carence en fer (anémie ferriprive)
- Une malabsorption liée à des pathologies digestives
- Une hémorragie chronique non détectée
Hématocrite (Ht) : L’hématocrite représente le rapport entre le volume globulaire et le volume sanguin total. Une valeur supérieure à la normale indique une polyglobulie.
Volume Globulaire Moyen (VGM) : Le VGM caractérise la taille des hématies et permet de typer l’anémie :
- VGM < 80 fL : anémie microcytaire (carence en fer)
- VGM entre 80 et 100 fL : anémie normocytaire
- VGM > 100 fL : anémie macrocytaire (carence en vitamine B12 ou folates)
TCMH (Teneur Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine) : Ce paramètre indique la quantité moyenne d’hémoglobine contenue dans un globule rouge. Une TCMH inférieure à 27 pg définit une hypochromie.
Les Globules Blancs (GB) : Marqueurs de l’Inflammation
Hyperleucocytose : Une augmentation des leucocytes au-delà de 10 000/mm³ caractérise une hyperleucocytose. Elle peut être d’origine réactionnelle (infection, inflammation) ou maligne (leucémie).
Dans le contexte parodontal, une hyperleucocytose modérée accompagne souvent les parodontites agressives ou les abcès parodontaux.
Leucopénie : Une diminution des globules blancs en dessous de 4000/mm³ définit une leucopénie. Elle résulte le plus souvent d’une insuffisance de production médullaire ou d’une hyperdestruction des cellules circulantes.
L’Étude de l’Hémostase : Prévenir les Complications Hémorragiques
L’hémostase est un processus physiologique complexe qui vise à arrêter le saignement. Elle se déroule en trois étapes successives :
- Hémostase primaire : Formation du thrombus blanc ou clou plaquettaire réversible par agrégation plaquettaire
- Hémostase secondaire (coagulation) : Transformation du fibrinogène en fibrine pour consolider le caillot
- Fibrinolyse : Dissolution progressive du caillot et retour à l’état initial
Objectif clinique : L’exploration de l’hémostase est indispensable pour prendre en charge les patients à risque hémorragique ou diagnostiquer un trouble de la coagulation avant toute intervention chirurgicale parodontale.
Les examens couramment prescrits incluent :
- Le temps de Quick (TP) et l’INR pour la voie extrinsèque
- Le temps de céphaline activée (TCA) pour la voie intrinsèque
- La numération plaquettaire
- Le temps de saignement
Le Groupage Sanguin : Une Donnée Essentielle
Système ABO : Les antigènes A et B, déterminés génétiquement, définissent quatre groupes sanguins : A, B, AB et O. Chaque individu possède dans son plasma des anticorps naturels dirigés contre les antigènes qu’il ne possède pas.
Système Rhésus : La présence ou l’absence de l’antigène D détermine le statut Rhésus. Les porteurs de l’antigène D sont dits Rhésus positif (Rh+), les autres sont Rhésus négatif (Rh-).
Pour approfondir vos connaissances sur les protocoles d’analyse en parodontologie, l’ouvrage de référence Référentiel internat en parodontologie offre une approche complète et actualisée des examens complémentaires.
II. Les Examens Biochimiques : Exploration des Fonctions Métaboliques

La Glycémie : Dépister et Surveiller le Diabète
Le diabète représente un facteur de risque majeur en parodontologie. Les patients diabétiques présentent un risque trois fois plus élevé de développer une parodontite sévère.
Glycémie à jeun : Les valeurs normales se situent entre 0,6 et 1,2 g/L (soit 3,3 à 6,6 mmol/L). La mesure doit impérativement être effectuée après un jeûne d’au moins 8 heures.
Critères diagnostiques du diabète :
- Glycémie à jeun ≥ 1,26 g/L à deux reprises
- Glycémie post-prandiale ≥ 2 g/L deux heures après un repas
- HbA1c ≥ 6,5% (reflet de l’équilibre glycémique sur 3 mois)
En cas d’incertitude diagnostique, une glycémie post-prandiale ou un test d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) peut être prescrit.
L’Exploration de la Fonction Rénale
Créatininémie : La créatinine est un déchet métabolique azoté dont le taux plasmatique reste stable chez le sujet sain. Elle constitue un excellent marqueur de la fonction rénale.
Valeurs normales :
- Homme : 7 à 13 mg/L (60 à 115 µmol/L)
- Femme : 6 à 11 mg/L (50 à 95 µmol/L)
Une élévation de la créatininémie traduit une insuffisance rénale. Le calcul de la clairance de la créatinine permet d’estimer le débit de filtration glomérulaire et de stadifier l’insuffisance rénale.
La dialyse et ses implications en chirurgie orale : La dialyse est un procédé thérapeutique utilisé chez les patients en insuffisance rénale terminale. Elle permet d’éliminer les toxines et l’excès d’eau que les reins ne parviennent plus à filtrer.
Chez un patient dialysé, deux problématiques majeures se posent en chirurgie orale :
- Problème hémostatique : La fragilité plaquettaire induite par l’urémie augmente le risque hémorragique
- Problème infectieux : L’altération des défenses immunitaires favorise les infections post-opératoires
La coordination avec le néphrologue est indispensable avant toute intervention chirurgicale parodontale.
L’Exploration de la Fonction Hépatique
Le bilan hépatique permet d’apprécier l’état du foie et d’orienter le diagnostic vers différentes pathologies hépatiques.
Transaminases sériques (ALAT et ASAT) : Ces enzymes intracellulaires sont libérées dans le sang lors d’une souffrance hépatocytaire (cytolyse).
Indications du dosage :
- Suspicion d’hépatite virale
- Surveillance des traitements hépatotoxiques
- Bilan pré-thérapeutique de certains médicaments
Interprétation :
- Élévation modérée (2 à 5 fois la normale) : hépatite médicamenteuse, stéatose
- Élévation importante (> 10 fois la normale) : hépatite virale aiguë, hépatite toxique
- Élévation persistante au-delà de 6 mois : hépatite chronique alcoolique ou virale
Dosage du calcium, phosphore et phosphatase alcaline : Ces marqueurs sont particulièrement utiles en parodontologie pour explorer les pathologies osseuses.
Une élévation du calcium sérique peut révéler :
- Une ostéolyse (destruction osseuse)
- Une hyperparathyroïdie
- Une néoplasie avec métastases osseuses
L’ouvrage Endodontie, prothèse et parodontologie détaille les protocoles d’interprétation des examens biochimiques en pratique clinique quotidienne.
III. Les Examens Microbiologiques : Identifier l’Agent Pathogène

Les Examens Bactériologiques
L’examen bactériologique permet d’identifier la bactérie responsable de l’infection et de déterminer l’antibiotique auquel elle est sensible grâce à l’antibiogramme.
Indications en parodontologie :
- Parodontites agressives résistantes au traitement conventionnel
- Abcès parodontaux récidivants
- Parodontites réfractaires
- Infections péri-implantaires
Modalités de prélèvement : Le prélèvement s’effectue par écouvillonnage au niveau d’une fistule, d’un plan d’incision, de lésions de surface ou d’une alvéolite. Pour les prélèvements sous-gingivaux, des cônes de papier stériles sont insérés dans les poches parodontales les plus profondes.
Principaux pathogènes parodontaux :
- Porphyromonas gingivalis
- Aggregatibacter actinomycetemcomitans
- Tannerella forsythia
- Treponema denticola
- Prevotella intermedia
L’Examen Mycologique
L’examen mycologique vise à mettre en évidence la présence d’un champignon et à identifier l’espèce en cause.
Candida albicans : C’est le champignon le plus fréquemment incriminé dans les infections fongiques buccales. Il fait partie de la flore commensale normale mais peut devenir pathogène dans certaines conditions.
Indications principales :
- Sécheresse buccale (xérostomie)
- Muqueuse érythémateuse sous prothèse
- Sensation de brûlure buccale
- Populations à risque : patients VIH+, diabétiques, personnes âgées, immunodéprimés
Modalités de prélèvement : Un écouvillonnage des lésions suspectes est généralement suffisant. Le prélèvement est envoyé au laboratoire dans un milieu de transport spécifique.
IV. Les Examens Immunologiques : Détecter les Maladies Auto-immunes
Les Examens Cyto-immunologiques
Immunofluorescence directe : Cette technique permet d’observer directement la réaction antigène-anticorps sur un prélèvement tissulaire. Elle est particulièrement utile pour diagnostiquer les dermatoses bulleuses et le lupus érythémateux.
Immunofluorescence indirecte : Elle permet de détecter la présence d’anticorps circulants dans le sérum. Cette méthode sert principalement à la recherche d’auto-anticorps caractéristiques de certaines maladies auto-immunes.
Applications en parodontologie :
- Diagnostic du pemphigus et de la pemphigoïde cicatricielle
- Dépistage du lupus érythémateux systémique
- Diagnostic du syndrome de Gougerot-Sjögren (sécheresse buccale auto-immune)
Le Diagnostic Sérologique des Infections Virales
Dépistage du VIH : Le test ELISA constitue le test de dépistage de première intention. En cas de positivité, un test de confirmation par Western Blot est systématiquement réalisé.
Diagnostic de l’hépatite B : Il repose sur deux marqueurs essentiels :
- AgHBs (antigène de surface) : signe d’infection active
- Anti-HBc (anticorps anti-core) : signe de contact avec le virus
Diagnostic de l’hépatite C : La recherche d’anticorps anti-VHC permet le dépistage. En cas de positivité, une recherche de l’ARN viral par PCR confirme l’infection active.
Ces dépistages sont particulièrement importants avant les interventions parodontales invasives pour protéger l’équipe soignante et adapter la prise en charge du patient.
V. Les Examens Anatomopathologiques : L’Analyse Tissulaire

La Biopsie : Un Geste Diagnostique Essentiel
La biopsie consiste à prélever un fragment de tissu vivant par voie chirurgicale afin de réaliser un examen histologique, biochimique, microbiologique ou immunologique.
Indications principales :
- Établir ou confirmer le diagnostic d’une lésion suspecte
- Préciser la nature et les caractères d’une lésion maligne
- Poser le diagnostic de certaines pathologies infectieuses
- Diagnostic différentiel des lésions gingivales atypiques
Types de biopsie :
- Biopsie excisionnelle : ablation complète de la lésion
- Biopsie incisionnelle : prélèvement d’un fragment représentatif
- Biopsie à l’emporte-pièce : pour les lésions muqueuses superficielles
Règles techniques :
- Prélever en zone saine et en zone pathologique
- Respecter les marges de sécurité pour les lésions suspectes
- Fixation immédiate dans du formol à 10%
- Envoi rapide au laboratoire avec une fiche de renseignements cliniques
L’Examen Cytologique
L’examen cytologique étudie la morphologie des cellules desquamées prélevées par grattage de l’épithélium.
Technique de prélèvement : Un grattage appuyé est réalisé à l’aide d’une curette ou d’une spatule. L’échantillon est étalé régulièrement sur une lame de verre puis fixé.
Indications en odontologie : Les indications restent limitées en pratique courante :
- Infections virales (herpès, zona, papillomavirus)
- Dépistage précoce des lésions précancéreuses (rarement utilisé)
L’examen cytologique ne remplace jamais la biopsie pour le diagnostic de certitude d’une lésion suspecte.
Pour une approche complète des protocoles chirurgicaux et biopsiques, le manuel Chirurgie orale reste une référence incontournable.
Comment Interpréter Correctement Vos Résultats d’Analyses
Méthodologie de Lecture d’un Bilan Biologique
Lorsque vous recevez une feuille de résultats d’analyses, chaque examen comporte :
- Le nom de l’examen : avec éventuellement la méthode de dosage utilisée
- Le résultat observé : avec une valeur chiffrée et les unités de mesure
- Les valeurs de référence : avec une limite inférieure et supérieure
Démarche d’interprétation :
- Comparer le résultat aux valeurs de référence du laboratoire
- Tenir compte du contexte clinique du patient
- Ne jamais interpréter un résultat isolément
- Rechercher une cohérence entre les différents paramètres
- Éviter les conclusions hâtives sur un seul test
Les Pièges à Éviter
Variations physiologiques : Certains paramètres varient selon l’âge, le sexe, l’heure du prélèvement ou le statut nutritionnel.
Interférences médicamenteuses : De nombreux médicaments peuvent modifier les résultats biologiques sans traduire de pathologie.
Faux positifs et faux négatifs : Aucun test n’est parfaitement sensible et spécifique. Il peut être nécessaire de répéter les analyses avant de conclure.
Importance de la cinétique : L’évolution d’un paramètre dans le temps est souvent plus informative qu’une valeur isolée.
Cas Cliniques Pratiques et Applications
Cas 1 : Patient Diabétique Non Diagnostiqué
Présentation clinique : Patient de 52 ans consultant pour une parodontite agressive avec perte osseuse rapide et abcès récidivants. Fatigue inhabituelle et soif excessive mentionnées.
Examens prescrits :
- Glycémie à jeun : 1,45 g/L (N : 0,6-1,2)
- HbA1c : 8,2% (N : < 5,7%)
Interprétation : Diabète nouvellement diagnostiqué. L’HbA1c élevée indique un déséquilibre glycémique chronique sur les 3 derniers mois.
Conduite à tenir : Orientation vers le médecin traitant, mise sous traitement antidiabétique, réévaluation parodontale après équilibration glycémique.
Cas 2 : Patiente Sous Anticoagulants
Présentation clinique : Patiente de 68 ans sous AVK (antivitamine K) pour fibrillation auriculaire, nécessitant une chirurgie parodontale.
Examens prescrits :
- INR : 3,2 (objectif thérapeutique : 2-3)
- TP : 28% (N : 70-100%)
Interprétation : Surdosage en AVK avec risque hémorragique élevé.
Conduite à tenir : Contact avec le cardiologue, adaptation posologique, nouvelle vérification de l’INR avant l’intervention, gestes chirurgicaux conservateurs.
Cas 3 : Suspicion de Leucémie Aiguë
Présentation clinique : Jeune patient de 24 ans présentant des gingivorragies spontanées, des pétéchies buccales et une fatigue intense.
Examens prescrits :
- Hémoglobine : 7,5 g/dL (N : 13-17)
- Plaquettes : 35 000/mm³ (N : 150 000-400 000)
- GB : 42 000/mm³ avec présence de blastes
Interprétation : Pancytopénie avec hyperleucocytose et blastes circulants évocateurs d’une leucémie aiguë.
Conduite à tenir : Urgence médicale, orientation immédiate vers un service d’hématologie, suspension de tout geste invasif.
Outils Pratiques pour les Étudiants
Tableaux de Référence Rapide
Valeurs normales principales :
Hématologie :
- Hémoglobine : 12-16 g/dL (femme), 13-17 g/dL (homme)
- Hématocrite : 36-46% (femme), 40-52% (homme)
- Globules blancs : 4000-10000/mm³
- Plaquettes : 150000-400000/mm³
Biochimie :
- Glycémie à jeun : 0,6-1,2 g/L
- Créatinine : 6-11 mg/L (femme), 7-13 mg/L (homme)
- ALAT : < 40 UI/L
- ASAT : < 40 UI/L
Ressources Complémentaires
Pour approfondir votre apprentissage et disposer de référentiels actualisés, consultez :
Plateforme d’entraînement : ResiDentaire™ propose des QCM spécifiques sur l’interprétation des bilans biologiques → https://residentaire.com/
Ouvrages de référence : Le Guide clinique d’odontologie offre des fiches pratiques sur tous les examens complémentaires.
Conclusion : Intégrer les Bilans Biologiques dans Votre Pratique Quotidienne
La maîtrise de l’interprétation des bilans biologiques constitue une compétence essentielle pour tout chirurgien-dentiste moderne. Ces examens ne doivent pas être considérés comme de simples formalités administratives, mais comme de véritables outils d’aide à la décision clinique.
Points Clés à Retenir
L’approche globale du patient : Les bilans biologiques permettent de dépister des pathologies systémiques dont les manifestations buccales peuvent être les premiers signes.
La prévention des complications : Un bilan pré-opératoire adapté réduit significativement les risques hémorragiques et infectieux.
L’optimisation thérapeutique : L’identification précise des agents pathogènes guide le choix des antibiotiques et améliore l’efficacité des traitements.
La surveillance au long cours : Les contrôles biologiques réguliers permettent d’évaluer l’évolution de la maladie parodontale et l’efficacité de la prise en charge.
Conseils Pratiques pour Votre Formation
- Familiarisez-vous avec les valeurs de référence du laboratoire avec lequel vous travaillez
- Établissez une relation de confiance avec les biologistes pour discuter des cas complexes
- Gardez à l’esprit qu’un résultat anormal nécessite toujours une confirmation
- Intégrez systématiquement les données biologiques dans votre raisonnement clinique
- N’hésitez pas à solliciter l’avis de confrères spécialisés en cas de doute
L’interprétation des bilans biologiques s’affine avec l’expérience clinique. Continuez à vous former tout au long de votre carrière pour rester à jour sur les nouvelles techniques diagnostiques et les protocoles actualisés.
Bibliographie
Dr. Belmokre. Les bilans biologiques. Faculté de médecine, département de médecine dentaire, service de pathologie et chirurgie buccale. 2018-2019
Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Paris, 2001.
Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé. Paris, 1997.
Caron F. L’antibiogramme : un quadruple outil pour le clinicien. Journal de anti-infectieux, 2012.
Marcel JP. L’antibiogramme et son impact médical. Antibiotiques, 2005.
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