OSTEOINTEGRATIONOSTEOINTEGRATION

OSTEOINTEGRATION

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Ostéointégration

Introduction

Branmark et al ont été les premiers en 1969 à suggérer la possibilité d’un contact direct entre l’os haversien vivant et un implant mis en charge qu’ils ont nommé « ostéointégration ».

Définition

La définition actuelle de l’ostéointégration est : une jonction anatomique et fonctionnelle directe entre l’os vivant remanié et la surface de l’implant mis en charge.

La qualité de l’ostéointégration dépend du pourcentage du contact direct os/implant. La définition est donc essentiellement fondée sur la stabilité implantaire et l’analyse radiographique. Cliniquement, l’ostéointégration se traduit par une ankylose, c’est-à-dire l’absence de mobilité de l’implant.

Réponse osseuse péri-implantaire

L’os possède un fort potentiel de régénération autour des implants. Quel que soit l’os considéré, le mécanisme de cicatrisation est identique. Après la mise en place d’un implant, environ 1 mm d’os adjacent meurt (suite au trauma consécutif à la préparation du site implantaire).

Première étape de cicatrisation

La première étape de cicatrisation est le remplacement d’un tissu osseux péri-implantaire non vivant. Une néoformation osseuse se produit rapidement. Cet os est immature de type trabéculaire, donc peu résistant aux forces de la mastication.

Deuxième étape

La deuxième étape concerne le remaniement de cet os, pendant plusieurs mois. Les espaces entre les lacis de l’os immature seront couverts d’os mature (lamellaire). La majeure partie de l’espace os/implant sera ainsi comblée de tissu osseux. Il persistera une interface non osseuse au contact de l’implant, elle nécessitera une durée d’environ 18 semaines pour être comblée d’os compact. Cet os est assez résistant pour supporter les forces occlusales.

Maintien de l’ostéointégration

Le maintien de l’ostéointégration exige un remodelage continu de l’os au niveau de l’interface et de l’os de support avoisinant.

Facteurs déterminant l’ostéointégration

Facteurs liés à l’hôte

Facteurs généraux

  • Âge du patient
  • Sexe
  • Affections cardio-vasculaires
  • Affections du métabolisme osseux
  • Affections endocriniennes
  • Affections rhumatismales
  • Pathologies hématologiques
  • Médication
  • Affections malignes
  • Affections psychiatriques et facteurs psychologiques

Facteurs de risque

  • Tabac : C’est un facteur d’échec implantaire. Les gros fumeurs présentent un risque accru d’altération de la cicatrisation et du métabolisme osseux.
  • Alcoolisme : L’alcoolisme peut entraîner une altération de la cicatrisation. Il peut être à l’origine d’une ostéopénie. Le degré d’intoxication doit être évalué avant la décision thérapeutique.

Facteurs locaux

État de la muqueuse

Avant la pose d’implants, traiter toutes dermatoses buccales (candidose, eczéma, lichen plan, leucoplasie érosive).

Quantité et qualité osseuse

Le site implantaire doit être bien vascularisé. Le taux de succès augmente avec le volume osseux disponible et sa qualité. L’implantation dans un os de type IV, spongieux, augmente les risques d’échec thérapeutique.

Stabilité primaire de l’implant

C’est un facteur capital pour l’ostéointégration. La stabilité est en grande partie obtenue au niveau des parties marginales et apicales de l’implant, engagées dans les corticales osseuses.

L’os spongieux doit idéalement avoir une forte proportion de trabécules pour contribuer au support de l’implant. Les zones médullaires vides ou graisseuses doivent être évitées (tout comme les sites ayant un faible ratio trabécules/espace médullaire).

Le maxillaire présente souvent une corticale externe fine qui contribue peu à la stabilisation des implants. La stabilisation initiale doit être recherchée au niveau de la portion apicale de l’implant (corticale nasale ou plancher sinusien).

Les tubérosités maxillaires sont peu denses, alors que les régions canine, zygomatiques et ptérygoïdiennes permettent une meilleure stabilisation primaire des implants.

La zone incisive est aussi un bon site d’implantation, lorsque le canal incisif n’est pas élargi.

L’os mandibulaire antérieur compris entre les trous mentonniers offre habituellement de bonnes possibilités de stabilisation des implants par un ancrage bicortical au niveau de l’os marginal et basal.

Degré de résorption

Les procès alvéolaires édentés sont sujets à une résorption continue. La pression excessive d’une prothèse adjointe mal adaptée peut accentuer cette résorption.

Maladies parodontales

Chez l’édenté partiel, les pathogènes parodontaux présents au niveau des dents naturelles peuvent coloniser le sulcus péri-implantaire. Le risque d’apparition d’infections péri-implantaires est plus élevé chez les patients atteints de parodontites, en particulier pour les formes agressives. Il est recommandé de traiter ces pathogènes avant d’envisager la thérapeutique implantaire.

Défauts congénitaux

Les régions d’agénésie dentaire présentent souvent un volume osseux insuffisant. De même, l’os maxillaire adjacent aux fentes palatines est en général très peu dense et de volume limité.

Facteurs liés aux implants

Biocompatibilité des matériaux implantaires

Le titane commercialement pur, le niobium et le tantale sont des matériaux reconnus pour leur biocompatibilité, probablement liée à la couche d’oxyde qui les recouvre. Cette dernière est très adhérente et très stable dans l’environnement corporel. Elle présente une excellente résistance à la corrosion.

D’autres matériaux tels que les différents alliages de chrome-cobalt-molybdène et l’acier inoxydable sont moins biocompatibles dans le tissu osseux (effets secondaires locaux et systémiques après diffusion).

L’argent et le cuivre sont des matériaux à faible biocompatibilité.

Forme de l’implant

La fonctionnalité des implants vis sans complications cliniques est bien démontrée. La présence de pas-de-vis augmente la surface de contact entre l’os et l’implant, améliore la stabilisation initiale, la résistance aux forces de cisaillement et la distribution des forces dans le tissu osseux. Une résorption circonférentielle est souvent rapportée avec les implants cylindriques.

État de surface implantaire

Les surfaces lisses ne permettent pas une adhésion os/cellules acceptable. Elles aboutissent à une encapsulation fibreuse, quel que soit le matériau implantaire utilisé.

Impératifs chirurgicaux et prothétiques

Asepsie opératoire

C’est une condition indispensable pour prévenir toute contamination bactérienne.

Contrôle de la température

L’élévation de la température locale provoque la destruction des cellules responsables de la cicatrisation. La relation critique temps/température pour la nécrose du tissu osseux est de 47°C, appliquée pendant une minute. L’utilisation de forets tranchants, des vitesses de forage appropriées et une irrigation abondante préviennent l’élévation thermique excessive.

Choix du site d’implantation

Le principe le plus important est d’obtenir la stabilisation initiale des implants dans un os bien vascularisé. Un positionnement des implants selon une courbe permet une meilleure répartition des forces dans l’os et sur les implants.

La mise en place de trois implants légèrement décalés les uns par rapport aux autres, en trépied, assure une meilleure distribution des forces occlusales.

Note sur l’image : Le document mentionne une photo illustrant la disposition en trépied des implants, mais aucune image n’est fournie dans le texte source. Une description textuelle est donc utilisée ici.

Adaptation de l’implant au site osseux

L’adéquation du site osseux et de l’implant doit être parfaite.

Longueur des implants

Les implants courts, de 7 mm et 8,5 mm de longueur, ont des taux de succès inférieurs à ceux des implants d’une longueur supérieure ou égale à 10 mm.

Nombre d’implants

Le volume osseux disponible est évalué en préopératoire par l’examen au scanner. Le choix du nombre d’implants dépend du volume osseux disponible, de la qualité osseuse et des impératifs prothétiques

Voici une sélection de livres:

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